Allemagne – France : les notes des Bleus

Un match nul avec une saveur de victoire et un arrière-goût amer de défaite, voilà les Bleus qui nous laissent encore avec des sentiments mitigés. Une saveur de victoire car, jusqu’au bout du temps additionnel, on a vu la France mener 2-1 à Cologne contre les champions du monde en titre, et c’était logique tant le jeu montré par les Bleus était de qualité. Un arrière-goût amer car, sur une erreur de concentration, les Bleus ont cédé à leurs vieux démons et laissé l’Allemagne arracher le match nul à l’ultime seconde de cette partie amicale (2-2). Lineker nous avait prévenus, “le football est un sport qui se joue à onze contre onze, et à la fin, c’est l’Allemagne qui gagne” (même si là elle fait juste match nul).

Les notes :

Steve Mandanda (6) : une doublure de qualité pour Hugo Lloris. Serein dans ses sorties et présent quand il le fallait, le portier marseillais a longtemps retardé l’échéance. Il ne peut pas grand chose sur les deux buts allemands.

Christophe Jallet (4) : replacé à gauche à Nice, il n’était pas à son aise face à Draxler, et ça s’est vite vu. Une prestation moyenne qui a tourné au mauvais quand il a oublié Werner dans son dos sur le premier but allemand (56′). Remplacé par Benjamin Pavard (6) quelques minutes après sa boulette : le joueur de Stuttgart a confirmé les espoirs placés en lui avec une copie à la hauteur.

Raphaël Varane (6) : une mésentente avec Umtiti à la dernière seconde qui entraîne l’égalisation allemande et qui ternit l’impression d’ensemble. Ah, l’Allemagne ne réussit pas à Varane…

Samuel Umtiti (7) : solide, “l’Oncle Sam” a longtemps écoeuré les attaquants allemands, Werner le premier. Son muselage de l’avant-centre de Leipzig est un modèle du genre. Propre dans ses interventions et inspiré dans ses relances, il ne peut strictement rien sur le premier but allemand. En revanche, il se retrouve au marquage de deux joueurs sur le deuxième…

Lucas Digne (6) : pour un type qui dispute des bouts de matchs au Barça, c’est vraiment pas mal. Remplacé à la 82e par Layvin Kurzawa (non noté), que l’on voit un peu moins en Bleu depuis qu’il s’inspire de Serge Aurier pour faire passer des messages à Didier Deschamps via vidéo. Et, de surcroît, fautif sur l’égalisation à l’ultime seconde.

Corentin Tolisso (7) : il est bien décidé à hanter les nuits de Paul Pogba. Propre, élégant et sans chichis, Coco Chanel, c’était lui.

Adrien Rabiot (5) : une indéniable capacité à se projeter, mais une perte de balle évitable qui entraîne la première égalisation de la Mannschaft. Derrière, son repositionnement à gauche avec l’entrée de N’Zonzi lui a profité.

Blaise Matuidi (5,5) : peu technique mais efficace, Blaisou a mis à mal la bande à son pote Khedira en cassant les lignes. Remplacé à la 64e par Steven N’Zonzi (5), auteur d’une partie discrète.

Kylian Mbappé (7) : passeur décisif sur le deuxième but français, le Parisien a régalé à base d’accélérations, de coups de rein et de passements de jambes. Son association avec Anthony Martial et leurs permutations incessantes ont apporté le danger sur chaque ballon dans les 30 mètres allemands.

Anthony Martial (7) : un cadeau de la providence. Pour son grand comeback avec la France, Martial a cassé la baraque. Le joueur de Manchester United a réalisé le plus gros trafic d’organes jamais vu en Allemagne, avec plusieurs reins prélevés à la chaîne. Une mise à mal incessante qui a porté ses fruits lorsqu’il a réalisé un festival dans la défense allemande pour servir Lacazette sur un plateau (33′). Malgré tout, il pourra regretter un face-à-face avec Trapp manqué bêtement (89′). C’était la balle du 3-1…

Alexandre Lacazette (7) : opportuniste, il a su convertir avec sang-froid deux offrandes de Martial (33′) puis de Mbappé (71′). Enfin un match référence pour lui, et surtout enfin un attaquant français qui répond présent dans les grands matchs avec sa sélection, en espérant que ça dure. Remplacé à la 76e par un Antoine Griezmann (non noté) qui n’est plus indispensable, c’est tant mieux pour tout le monde.

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