Bundesliga : retour sur la première partie de saison

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Deuxième volet de notre bilan de mi-saison, après le championnat italien, la Bundesliga, où tous les matchs de la phase aller ont été disputés. Retour donc sur les bonnes et mauvaises surprises de ces premiers mois de compétition.

La confirmation

Six ans après son titre de champion d’Allemagne, le Vfl Wolfsburg côtoie de nouveau les sommets. Après une encourageante cinquième place synonyme de qualification européenne la saison dernière et un recrutement de qualité cet été, les supporters des loups étaient en droit d’attendre un rapprochement encore plus important vers la tête du championnat, soit une qualification pour la Ligue des Champions. C’est chose faite, avec un contrat rempli au-delà des espérances par la troupe de Dieter Hecking. Au-delà d’un bilan comptable excellent, avec une deuxième place à laquelle Wolfsburg est confortablement installé grâce à ses six points d’avance sur son premier poursuivant, le Bayer Leverkusen, le jeu pratiqué par cette équipe est l’une des surprises européennes de ce début de saison. De par un jeu offensif et créatif, Wolfsburg est incontestablement une des équipes les plus agréables à voir jouer depuis quelques mois, avec en point d’orgue son meneur de jeu : Kevin de Bruyne, auteur d’une fantastique première première partie de saison avec dix buts et trois passes décisives en Bundesliga. Dans le sillage du leader belge, d’autres joueurs aux performances de qualité permettent au club allemand de disposer d’une solide base de talents. Que ce soit le roc Naldo, ou le jeune Ricardo Rodriguez pour assurer l’arrière-garde, ou bien le trio Vieirinha, Perisic, Hunt pour suppléer Kevin De Bruyne aux avant-postes, avec en joker de luxe, le vétéran mais non moins encore combattif Ivica Olic. Nous n’oublierons par ailleurs pas de souligner l’intégration réussie du français Joshua Guilavogui, qui, aux cotés de Luiz Gustavo, forme une belle doublette au milieu de terrain. Mais alors, les pensionnaires de la Volkswaggen Arena ont-ils les moyens de confirmer ce très bon début de saison ? Incontestablement oui, Wolfsburg peut légitimement espérer conserver sa deuxième place jusqu’à la fin de la saison, derrière l’intouchable Bayern Munich, et pourquoi pas même glaner un trophée, que ce soit en Europa Ligue ou en Coupe d’Allemagne. Au vu de ce qu’ils ont montré jusque là, cela ne nous étonnerait pas…

Kevin De Bruyne à Wolfsburg

Quatrième l’an passé, le Bayer Leverkusen s’est encore décidé à truster les premières places… derrière l’intouchable Bayern et les Loups. Malgré les départs de Guardado, Sidney Sam et Emre Can, les joueurs de Roger Schmidt, arrivé cet été en provenance de Salzburg, sont très difficiles à bouger et n’ont concédé que trois défaites depuis le début de la saison. Seul une équipe moins bien classée que le Bayer a réussi à disposer de l’équipe actuellement sur la troisième marche du podium : Hambourg. Grâce aux révélations que sont Çalhanoğlu ou Jedvaj, le Bayer a les cartes pour se maintenir aussi haut, même si les prétendants restent nombreux.

L’équipe d’Augsburg a elle aussi confirmé les belles dispositions dont elle avait fait  preuve l’année passée en terminant huitième. Actuellement sixièmes, les coéquipiers de Halil Altintop sont les seuls à ne pas avoir fait un seul match nul depuis le début de saison.

Les déceptions

Le Borussia Dortmund est, de loin, la plus grosse déception des grands championnats européens. Le club entraîné par Jürgen Klopp affiche une piteuse 17ème place (sur 18, rappelons-le) à la mi-saison et se retrouve dans une position très délicate. Une nouvelle fois plombés par de nombreuses blessures, les Jaune et Noir affichent le plus grand nombre de défaites en Bundesliga cette saison, avec 10 revers. Le deuxième du dernier championnat d’Allemagne n’est autre que la pire équipe à l’extérieur en Bundesliga avec six défaites, notamment contre des clubs en difficulté comme le Werder Brême ou le Hertha Berlin, pour une seule petite victoire et un pauvre match nul. Peu en réussite offensivement, Dortmund sent le contrecoup du départ de Robert Lewandowski. Avec 17 tirs de moyenne par match, les hommes de Jürgen Klopp frappent plus que Wolfsburg et légèrement moins que le Bayern Munich, mais avec beaucoup moins d’efficacité (18 buts, plus de 20 de moins qu’à la même période la saison dernière). L’apport de Adrian Ramos est quasiment inexistant et Ciro Immobile se révèle très irrégulier malgré une envie certaine. Robert, tu leur manques !

C'est la crise au Borussia Dortmund !

De son côté le SC Fribourg occupe la dernière place du classement, à égalité de points avec Dortmund. Les coéquipiers de Jonathan Schmid ne parviennent pas à tenir sur la totalité d’un match. Les joueurs de Fribourg craquent régulièrement dans les dix dernières minutes voire dans les dernières secondes ! Et cela leur coûte des points.

On en attend plus

C’est en barrages qu’Hambourg avait sauvé sa tête la saison passée. Le monument de la Bundesliga – le HSV est le seul club à évoluer depuis la création du championnat allemand sans la moindre relégation – n’est pas aussi inquiétant qu’il y a un an, mais est encore bien loin d’avoir écarté toutes les inquiétudes. La vente du jeune  Çalhanoğlu a permis l’arrivée de nombreuses recrues telles celles de Djourou (Arsenal), Behrami (Naples) ou Lasogga, prêté jusqu’alors, mais sans qu’elles ne viennent vraiment créer un électrochoc. Quatorzièmes et à égalité de points avec le seizième, barragiste, les hommes de Zinnbauer doivent faire plus.

C’est également le cas pour les joueurs du Werder Brême, coéquipiers d’un Ludovic Obraniak cantoné au banc de touche, qui occupent justement cette place de barragiste. Onzièmes l’an passé, les Werderaner devront résoudre leurs problèmes défensifs (39 buts encaissés en 17 matchs) s’ils veulent sauver leur peau.

Les surprises

Coaché par Lucien Favre, le Borussia Mönchengladbach a surpris dans cette première partie de saison de Bundesliga. Actuel quatrième de Bundesliga, le club du très bon Granit Xhaka a trouvé un équilibre pour enfin s’imposer parmi les prétendants sérieux à la Ligue des Champions. Avec une défense de fer, qui n’a encaissé que 16 buts (deuxième meilleur total derrière le Bayern et ses… 4 buts encaissés), menée par un Yann Sömmer qui remplace parfaitement Marc-André Ter Stegen, les hommes de Lucien Favre se révèlent difficiles à jouer. L’attaque prend ses marques petit à petit avec Max Kruse, André Hahn, Raffael, Patrick Hermann ou Granit Xhaka le milieu frappeur de loin et la révélation Branimir Hrgota, même s’il manque un buteur de classe internationale pour que le Borussia devienne une véritable menace et passe un cap. Cette équipe jeune s’avère plaisante à voir jouer et gagne en expérience tranquillement avec une qualification pour les seizièmes de finale d’Europa League.

Granit Xhaka et le Borussia Mönchengladbach contre Paderborn

Les autres surprises de Bundesliga se révèlent être les deux promus, le SC Paderborn et le FC Cologne. Selon beaucoup, Paderborn n’avait pas sa place dans l’élite et devait rapidement retourner à l’étage inférieur. Mais Elias Kachunga, Moritz Stoppelkamp et leurs coéquipiers n’étaient pas de cet avis et ont surpris tous les observateurs avec cette 10ème place méritée à mi-saison. Juste derrière au classement, le FC Cologne ne brille pas par un jeu offensif débridé mais réalise de bons résultats et se place en milieu de tableau de Bundesliga. Mais les écarts sont maigres dans ce championnat allemand et une mauvaise passe pourrait signifier une chute rapide au classement.

Le leader

Malgré le départ de Heynckes, le Bayern de Guardiola n’aura que très peu tremblé en 2013 – 2014 où le seul accroc restera cette demie-finale aller-retour perdue face au Real Madrid. Cette saison, les bavarrois dont on entend moins parler, sont toujours bels et biens là, avec une voire plusieurs classes d’écart avec le reste de leurs poursuivants parmi lesquels le BVB ne compte plus. Avec déjà onze points d’avance sur leur dauphin, les coéquipiers de Franck Ribéry savent que leur saison en Allemagne est déjà jouée – du moins, l’on voit mal comment ils pourraient se faire reprendre au vu de leur forme et de leur avance. L’objectif : c’est l’Europe.

© Sascha Schuermann – Belgaimage / Bundesliga.de

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