Copa America : le Brésil à l’essentiel

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Un an après la déception de son mondial, le Brésil aborde cette Copa America avec l’ambition de se racheter vis-à-vis de ses supporters. Le pragmatisme de Dunga remplace Scolari à la tête de la sélection auriverde. Malgré l’éclosion de nouveaux talents offensifs tels que Coutinho et Firmino, la Seleção débute ce match avec une composition assez défensive. Face à eux, le Pérou, quatrième de la dernière édition de la Copa. Ricardo Gareca met en place un 4-4-2 habituel, emmené par le duo offensif Guerrero-Farfan.

Coup de tonnerre après trois minutes de jeu, la sélection péruvienne ouvre le score. Suite à une mésentente entre David Luiz et son gardien Jefferson, le jeune Christian Cueva est opportuniste et conclut seul face au but. On pense alors que les vieux démons du Maracana vont revenir hanter la Seleção. Il n’en est rien, deux minutes plus tard, c’est le génie maison Neymar qui profite à son tour d’une erreur défensive pour reprendre seul de la tête un superbe centre de Dani Alves. Pas de doute, la liaison barcelonnaise de la sélection auriverde semble au point. Le Brésil contrôle le match, mais peine à s’approcher des buts de Gallese, la faute à un pressing collectif de toute beauté mené par le bloc péruvien. La leçon de la veille semble avoir été retenue par le Pérou : à la Copa America, mieux vaut regarder l’adversaire droit dans les yeux que de verrouiller derrière.

Les deux équipes se montrent dangereuses, mais c’est bien les brésiliens qui s’offrent la prochaine grosse occasion. A la douzième minute, Neymar sert parfaitement Tardelli côté droit, qui loupe totalement sa frappe…offrant involontairement un caviar à son capitaine. Le joueur de Barcelone cadre et il faut un sauvetage du défenseur Zambrano pour que le Brésil ne mène pas au score. Comme à la Coupe du Monde, Neymar porte l’attaque brésilienne, même si Willian se montre capable lui aussi d’amener le danger. Au contraire, on se rend compte que Fred, attaquant du Shaktar, ne ressemble pas que de nom à son homonyme. Diego Tardelli ne réussit lui à briller que par son rôle de pivot. Le rythme de la rencontre commence alors à retomber, et il faut un double sombrero de Neymar pour nous faire bondir de notre canapé, ainsi qu’un incident original juste avant la pause, lorsque l’arbitre sanctionne l’attaquant du Barça d’un carton jaune pour avoir enlevé la mousse du spray spécial coup-franc.

La deuxième mi-temps reprend sur le même rythme, le Pérou étant toujours aussi agréable à voir évoluer avec ce pressing et ses contres-attaques qui rappellent l’Atletico Madrid. Côté brésilien, on commence à se demander ce que fait encore Firmino sur le banc, tant Fred semble à la peine. Finalement Dunga décide de faire rentrer Douglas Costa du Shaktar Donestk à la 66 ème minute. On attendra pour le joga bonito. Quelques minutes plus tard, Neymar procure au Brésil une deuxième grosses occasion dans ce match. Arrêté à l’entrée de la surface, il place une frappe puissante et travaillée sous la barre, le tout avec un pas d’élan. Sa liaison avec Dani Alves continue à offrir les décalages les plus intéressants pour la Seleção, alors que l’entrée de Firmino dynamite l’attaque auriverde. Toutefois, la pression mise sur la défense du Pérou n’est pas suffisante, et l’on se dirige vers un match nul de façon logique.

C’était sans compter sur Neymar, qui en toute fin de match sert Douglas Costa d’une passe venue d’ailleurs. Plein de sang froid, le vice-champion d’Ukraine offre la victoire au Brésil. L’essentiel est assuré, et Dunga réussit pour le moment son coup : depuis son retour, le Brésil a gagné les onze matchs qu’il a disputé. Il faudra toutefois trouver un partenaire d’attaque crédible à Neymar dans l’axe pour aller au bout dans cette Copa America. Si Coutinho est pour le moment indisponible en raison d’une blessure, on espère voir Firmino au coup d’envoi du match face à la Colombie. Quand au Pérou, le résultat est cruel pour une équipe ayant réalisé un beau match. Pas de doute qu’ils ont les moyens de rejoindre les quarts de finale, notamment via une troisième place qui risque bien d’être qualificative vu l’homogénéité du groupe.

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