Copa America : le Chili réussit son entrée

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Dernier moment de plaisir avant un été à base de rumeurs mercato et de matchs amicaux, la Copa America a donné son coup d’envoi hier. Suite à une cérémonie d’ouverture de toute beauté, le football a pu reprendre ses droits dans un Estadio Monumental empli d’une ferveur populaire propre au football sud-américain. Attendus au tournant dans une compétition où la Roja est l’une des nations favorites, les chiliens ont parfaitement géré leur premier match avec une victoire 2-0 face à l’Equateur.

Désigné avant l’heure comme la superstar de l’équipe, Alexis Sanchez affiche dès le début du match une volonté de se mettre en avant. La qualité de ses appels et sa vitesse font beaucoup de mal au bloc défensif de la Tri, pourtant compact. Toutefois, l’attaquant d’Arsenal pèche dans la finition et manque deux occasions claires face au but. Les hommes de Jorge Sampaoli développent un football de grande qualité, fait de possession de balle et d’enchainements en une touche de balle. Le meneur de jeu chilien Valdivia trouve à merveille Sanchez, lorsque ce n’est pas Isla qui vient le trouver sur son couloir droit. La Roja rentre au vestiaire avec des certitudes sur son jeu, mais son manque d’efficacité laisse les deux équipes sur un score nul et vierge.

La mi-temps. C’est le moment que Sampaoli choisit pour renforcer le côté gauche de son équipe, le duo Mena-Beausejour ayant souffert de la comparaison avec le couloir opposé. L’attaquant Eduardo Vargas rentre en jeu, un choix acclamé par les supporters. C’est également après la pause qu’Arturo Vidal dévoile la plénitude de son jeu, lui qui disputait il y a moins d’une semaine une finale de Ligue des Champions. Tandis que la Tri se fait plus dangereuse en contres, profitant de la vitesse de Montero ou Valencia sur les couloirs, la montre tourne en défaveur de la Roja, qui ne parvient toujours pas à débloquer la situation de ce match. C’est finalement Arturo Vidal qui délivre tout un peuple, en transformant un pénalty qu’il avait lui même obtenu.

Dès lors, les contres équatoriens se font de plus en plus dangereux, jusqu’à ce que Enner Valencia touche la barre des buts de Claudio Bravo. La chance des partenaires de Jefferson Montero est passée et Vargas fait le break quelques minutes plus tard sur une merveille de service d’Alexis Sanchez, prouvant qu’il est le réel prétendant à une place en attaque aux côtés du joueur d’Arsenal. Hormis l’expulsion évitable de Matias Fernandez pour deux cartons jaunes consécutives en fin de match, le bilan est positif pour le Chili. Le football spectaculaire et joueur inculqué par Marcelo Bielsa est toujours présent dans la sélection chilienne, reste à être plus efficace en vue des grosses confrontations à venir. Pour remporter le premier sacre continental de son histoire, le Chili doit obtenir le réalisme du champion. Pour le moment, l’objectif de la Roja est atteint : réussir son entrée dans sa Copa America.

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