Dominic Calvert-Lewin, la nouvelle pépite d’Ancelotti

Carlo Ancelotti a bourlingué, mais toujours au plus haut niveau. Avec ses cheveux grisonnants et son fameux sourcil fou, le technicien a remporté trois fois la Ligue des Champions, au Milan AC puis au Real Madrid. Ancelotti, également fort de ses passages à Chelsea, au PSG, au Bayern ou encore à Naples, a fréquenté des joueurs parmi les plus talentueux au monde. Aujourd’hui à Everton, il peut s’appuyer sur un jeune attaquant prometteur : Dominic Calvert-Lewin.

L’Anglais, âgé de 23 ans, explose véritablement cette saison. Adroit de la tête comme des deux pieds, Calvert-Lewin s’est transformé en machine de guerre face au but. Ancelotti, qui a coaché un certain nombre de buteurs roublards comme Filippo Inzaghi ou Robert Lewandowski, n’y est pas pour rien.

En 2019/2020, Calvert-Lewin a franchi un cap

Formé à Sheffield United en League One (D3), Calvert-Lewin est révélé en 2015/2016, lors d’un prêt à Northampton. Ses huit buts en League Two (D4), à 18 ans, attirent l’attention de formations bien plus huppées. C’est Everton qui emporte ainsi la mise à l’été 2016, pour un peu moins de 2 millions d’euros. A ce prix-là, avoir un joueur aussi prometteur est une aubaine. D’autant plus que Calvert-Lewin fait rapidement son trou. Au bout de quelques mois, Ronald Koeman le lance avec les A. Le jeune attaquant s’installe progressivement sur les ailes, pour faire souffler les titulaires.

C’est Sam Allardyce qui fait du garçon un élément indiscutable de son dispositif, en le repositionnant comme avant-centre. Un repositionnement que ne remet pas en cause Marco Silva, son successeur, à la tête d’Everton jusqu’en décembre dernier. Son abattage physique (1,87 m) et son abnégation ne lui permettent pas vraiment de soigner ses statistiques, mais ouvrent quand même des brèches précieuses pour ses coéquipiers.

Avec la nomination de Carlo Ancelotti, les choses changent. Depuis quelques mois, Calvert-Lewin est véritablement devenu un buteur. Il n’avait jamais dépassé la barre des 6 buts en première division ; aujourd’hui, il en est à 13 unités en 27 rencontres. Le changement apporté par Ancelotti (8 buts depuis son arrivée) est visible. Le jeune attaquant est à la fois à l’aise en 4-4-2, dispositif fétiche de l’Italien, et en 4-2-3-1. Il convertit également autant de ballons aériens qu’au ras du sol. Pivot à l’origine, il est devenu un attaquant de pointe létal face au but. De quoi reléguer Moise Kean, arrivé de la Juventus pour près de 30 millions d’euros l’été dernier, sur le banc.

Quel avenir international ?

Pas encore sélectionné avec l’Angleterre en A, Dominic Calvert-Lewin pourrait voir les portes des Three Lions s’ouvrir dans les prochains mois. La forme physique souvent précaire d’Harry Kane et l’âge (33 ans) de Jamie Vardy devraient ainsi lui permettre d’avoir sa chance. Le report de l’Euro à 2021 est aussi une aubaine pour l’attaquant des Toffees. Cela lui laisse un an pour confirmer et s’adapter aux exigences de Gareth Southgate. Le sélectionneur anglais fait confiance aux jeunes, et on ne devrait donc pas tarder à voir Calvert-Lewin débuter en A.

L’attaquant s’est déjà illustré avec les Three Lions, en catégories de jeunes. Champion du monde U20 en 2017, il a inscrit l’unique but de la finale face au Venezuela (1-0). Calvert-Lewin a également participé à l’Euro Espoirs 2019. De quoi préparer au mieux sa percée en A. En prolongeant à Everton jusqu’en 2025, il s’est également assuré un temps de jeu suffisamment élevé pour y prétendre.

Car les acheteurs potentiels étaient, et restent nombreux. Au premier rang, Manchester United : mais le secteur offensif concurrentiel des Red Devils ne lui offre pas de garanties de temps de jeu. S’il continue ainsi, Calvert-Lewin pourra malgré tout viser plus haut qu’Everton. Mais rien ne presse, et le buteur va continuer d’apprendre aux côtés du monstre tactique qu’est Carlo Ancelotti. Perfectionniste, Calvert-Lewin l’est aussi dans la vraie vie. Sur Instagram, il n’a pas hésité à utiliser Photoshop pour se dessiner un six-pack à la Cristiano Ronaldo. S’il veut marcher sur les traces de CR7, le jeune Anglais n’a plus qu’à rouler sur la Premier League. Ça commence plutôt bien.

A propos de Benjamin Mondon 276 Articles
Des analyses parfois aussi improbables qu'un mélange entre Ronaldinho et Cheick Diabaté.

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