Dynamo Kiev, le monstre ukrainien

Dynamo Kiev's players celebrate after scoring a goal against Metalist during their UEFA Cup soccer match in Kharkiv

Il y a trente ans, si quelqu’un avait pronostiqué que l’En Avant Guingamp retrouverait un jour le Dynamo Kiev en coupe d’Europe, on l’aurait pris pour un fou. A la fin de l’année 1985, le club breton végétait en Division 2 alors que les Ukrainiens signaient un doublé coupe-championnat en URSS. Six mois plus tard, le club le plus titré de l’Union Soviétique (13 titres de champion et 10 coupes) remportait sa deuxième Coupe des Coupes…

Dix années de plus ont passé lorsque les Bretons connaissent deux montées successives après leur relégation en National et se retrouvent donc en Ligue 1 (D1 à l’époque). De son côté, le Dynamo Kiev se retrouve esseulé en Ukraine dans un championnat qu’il domine outrageusement après la chute de l’URSS. L’écart est néanmoins encore important entre les deux clubs puisque si Guingamp remporte une Coupe Intertoto pour sa première apparition sur la scène européenne, le Dynamo Kiev peut compter sur une génération dorée. Avec Andrey Chevchenko et Serguei Rebrov, l’actuel entraîneur, dans leurs rangs, les Slaves atteignent même les demi-finales de la Ligue des Champions en 1998.

Le Shakthar prend le relais

Sauf que de l’eau a coulé sous les ponts depuis. Kiev remporte neuf championnats consécutifs après l’indépendance mais le Shakthar Donetsk se fait de plus en plus menaçant. En 2002, la tendance semble s’inverser puisque les joueurs de l’est de l’Ukraine réalisent le doublé coupe-championnat. Le Dynamo parvient à rester en haut de l’affiche jusqu’à la fin des années 2000 mais cela fait maintenant cinq saisons que le titre national lui échappe. Le dernier c’était en 2009, l’année même où le Shakthar a éliminé le Dynamo en demi-finale de la Coupe UEFA (aujourd’hui Europa League). En 2014, Kiev a même terminé 4e du championnat, derrière le Dnipro et le Metalist Kharkiv.

Le club ukrainien est donc bien loin de son lustre d’antan. En l’absence de Yarmolenko et Belhanda, tous les deux suspendus après leur expulsion au match aller, il sera donc privé de deux de ses cadres pour ce match retour face à Guingamp. Tous les espoirs sont donc permis surtout que les Bretons ont un but d’avance mais attention. Mbokani n’est pas Oleg Blokhine, ballon d’or en 1975 devant Cruyff et Beckenbauer et auteur de 266 buts sous les couleurs du Dynamo Kiev, mais c’est un joueur de qualité. Autour de lui, il pourra compter sur des hommes d’expérience comme Miguel Veloso et ses 52 sélections avec le Portugal ou comme le gardien Oleksandr Shovkovskiy, apparu à 92 reprises dans les buts de l’équipe d’Ukraine.

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