Espagne – Italie : un match pour retrouver la grandeur passée

Deux grandes sélections qui veulent se renouveler, le vainqueur du choc entre l'Espagne et l'Italie aura une voie royale pour la Coupe du monde 2018. © Twitter SeFutbol
Deux grandes sélections qui veulent se renouveler, le vainqueur du choc entre l'Espagne et l'Italie aura une voie royale pour la Coupe du monde 2018. © Twitter SeFutbol

Champions du monde en 2006 et finalistes de l’Euro 2012, l’Italie a connu de sacrées désillusions ces dernières années avec des éliminations très précoces lors des Coupes du monde 2010 et 2014 notamment. En face, l’Espagne, titrée en 2008, 2010 et 2012 n’a plus rien gagné depuis et s’est fait sortir du dernier Euro… par l’Italie. Ce soir, la Roja et la Squadra Azzurra s’offrent une finale avant l’heure en marge des qualifications pour la Coupe du monde 2018 puisque le vainqueur sera pratiquement assuré de terminer premier du groupe. 

C’est un choc entre deux champions qui n’ont pas vu le football avancer sans eux. Les Italiens d’abord, puis les Espagnols n’ont pas su renouveler leur football pendant des années et sont aujourd’hui en quête de leur gloire passée. Seules en tête de leur groupe avec cinq victoires et un nul – il y a un an lors du match aller en Italie – les deux sélections auront à cœur de se départager ce soir.

La Nazionale, plus séduisante

La transformation amorcée sous Antonio Conte après l’échec de 2014 a été poursuivie par Giampiero Ventura. Invaincus depuis dix matchs (huit victoires et deux nuls), les Transalpins ont inscrit 31 buts et n’en ont encaissé que cinq. Les matchs contre l’Uruguay – victoire 3 – 0 – et l’Allemagne – match nul 0 – 0 – ont été convaincants et les coéquipiers de Gianluigi Buffon tentent d’effacer cette image de football uniquement focalisé sur la défense qui colle à la peau du championnat italien et de la sélection – à tort – depuis trop longtemps.

Certes, le secteur défensif de la Squadra Azzurra reste très clinique avec Bonucci, Chiellini et Barzagli, la désormais ex-défense de la Juve, qui ont leurs automatismes. Reste que devant, la jeunesse a pris le pouvoir avec Verratti, Bernardeschi, Insigne et Belotti notamment qui apportent cette touche de folie au milieu et à l’attaque.

Sûre de sa force et avec un banc désormais à la hauteur de ses ambitions, la Nazionale arrive en Espagne avec pour objectif de se rappeler au bon souvenir des hispaniques qu’ils ont éliminé il y a un an en 8e de finale de l’Euro grâce à Chiellini et Pellè.

La Roja, plus efficace

En face, l’Espagne au contraire peine à changer son style de jeu depuis son fabuleux triplé entre 2008 et 2012 avec deux Euros et une Coupe du monde. En 2014 et 2016, elle s’est faite sortir en poule d’abord puis en 8e de finale et face aux meilleures équipes, la Roja n’y arrive plus. Depuis la Coupe du monde au Brésil, l’Espagne a battu l’Angleterre, la France et la Belgique, mais a concédé des nuls contre la Colombie, l’Angleterre et l’Italie (à deux reprises) et s’est inclinée face à la France, les Pays-Bas, l’Allemagne, la Croatie et l’Italie, présentant donc un bilan très en dessous de ce qu’elle avait montré jusqu’alors.

Si elle dispose d’un réservoir de joueurs incroyables, l’Espagne peine à renouveler son jeu un peu stéréotypé même si depuis l’arrivée de Julen Lopetegui, cela semble aller mieux. Contre l’Italie, il faudra confirmer cette éclaircie avec une nouvelle génération emmenée par Marco Asensio qui aura une belle carte à jouer.

Deux styles très différents mais une seule place de qualification directe pour la Russie, voilà un choc qui assurément vaudra le coup d’œil ce samedi soir entre l’Italie et l’Espagne. Deux grands noms du football mondial à la recherche de reconnaissance et au football renaissant : il faudra assurément compter sur ces pays là dans un an.

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