Europa League : Séville, en patron

“Jamais deux sans trois” dit cet adage populaire. Séville pourra désormais s’en vanter : après avoir remporté les deux dernières éditions de l’Europa League, le club espagnol a acquis son troisième trophée consécutif en disposant de Liverpool en finale à Bâle.

Les hommes de Jürgen Klopp avaient pourtant le mieux démarré la partie. Plus incisifs, plus mordants, mieux entrés dans leur match, les Reds poussent et se créent les principales occasions en début de match. Ils auraient même du bénéficier d’un pénalty – voire deux même – pour des mains de joueurs sévillans pas sifflées par le corps arbitral. Plus dangereux, Liverpool ouvrait finalement la marque après la demie-heure de jeu grâce à un superbe extérieur du pied de Daniel Sturridge qui gratifiait le public de son habituelle célébration.

1 – 0 à la pause, le score était logique au vu de la domination liverpuldienne. Déjà auteurs de deux exploits en quart contre Dortmund puis en demi-finale contre Villarreal, il semble difficile de voir ces Reds craquer aux portes de la victoire. Encore moins quand on peut compter sur un entraîneur comme Jürgen Klopp. Et pourtant. C’est bien Unai Emery le coach qui a rendu ses joueurs avides de gagner au retour des vestiaires. Dépassés dans l’envie et la combativité, les coéquipiers de Kolo Touré craquent. D’abord sur une frappe du français Kevin Gameiro à la 46e, puis sur une action magnifique partie de la défense de Séville et conclue avec brio par le capitaine Coke (64e). On joue alors l’heure de jeu et on s’attend à un réveil de Liverpool, poussé par un public qui s’est déplacé en masse et relancé par des changements qui ont souvent fait la différence.

Mais rien n’y fait et encore moins la chance. Sur un ballon dévié par un rouge, Coke récupère la sphère, seul dans la surface, et crucifie Mignolet pour la troisième fois de la soirée. Les joueurs de Liverpool s’insurgent mais le ballon ayant bien été contré par l’un des leurs, la position de hors-jeu de Coke n’a pas lieu d’être sifflée et Séville peut s’envoler vers un troisième sacre consécutif. Les supporters espagnols entonnent l’hymne du club alors que sur le banc, Adil Rami attend le coup de sifflet de l’arbitre pour célébrer. Battue dans des compartiments de jeu qu’elle domine habituellement, l’équipe de Jürgen Klopp rentre la tête basse. C’est la cinquième fois en six finales que le coach des Reds est battu. Après Benfica et Dnipropetrovsk, Séville a accroché à son tableau de chasse une nouvelle équipe de valeur et peut se projeter sur la saison prochaine : les sévillans seront bien en Ligue des Champions.

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