France – Finlande (0-2) : les notes des Bleus

Qu’elle semble loin, cette équipe de France souveraine qui soulevait la Coupe du Monde 2018… Deux ans ont passé, et les mêmes Bleus ont mis fin à une série d’invincibilité de 16 matchs à domicile en s’inclinant face à la Finlande. Une défaite cruelle face à un adversaire ultra-réaliste, mais contre lequel les Français se sont montrés trop timorés pour espérer un résultat.

Les notes :

Steve Mandanda (4) : les mercredis ressemblent aux samedis, et inversement. Si Steve Mandanda espérait sortir du marasme marseillais et prendre une bouffée d’air sous le maillot bleu, c’est raté. Il encaisse ainsi deux buts sur les deux premiers tirs finlandais, mais il réalise aussi une belle parade du bout du pied (49′).

Léo Dubois (4) : discret, trop discret, Léo Dubois n’a pas l’excuse d’un calendrier trop chargé à cause de la Ligue des Champions. Dommage qu’il n’ait pas saisi cette belle opportunité de s’imposer comme l’alternative à Benjamin Pavard. Remplacé par Ruben Aguilar (non noté), dont c’était la première en Bleu, à la 71ème.

Kurt Zouma (5) : on sent une envie indéniable de bien faire. Témoins de cette envie, de belles montées ballon au pied et des tentatives lointaines sans doute trop hâtives. En revanche, le défenseur de Chelsea a tendance à concéder des coups de pied arrêtés. Au vu de la qualité des tireurs finlandais, ce n’était pas une riche idée.

Clément Lenglet (3,5) : pris de vitesse par Forss sur le premier but des visiteurs (28′), il n’a jamais semblé en mesure de relever la tête. Lenglet n’a pas saisi sa chance de devenir le patron de la défense tricolore. Manque d’autorité et de sérénité dans les duels : à l’image du Barça auquel il appartient, il ne traverse pas sa meilleure période. Remplacé à la 80ème par Raphaël Varane (non noté).

Lucas Digne (6) : s’il doit y avoir une satisfaction dans l’arrière-garde française, elle vient forcément du latéral gauche d’Everton. A l’initiative offensivement avec de belles montées et des centres qui auraient mérité mieux, il a aussi beaucoup donné en défense. On l’a moins vu après la mi-temps.

Moussa Sissoko (2) : difficile de comprendre la pertinence d’un joueur aussi peu technique dans un système comme le 4-4-2 à plat, où la qualité de passe et la conservation du ballon sont cruciales. Si une action devait résumer le match raté de Sissoko, ce serait sa perte de balle sur une mauvaise touche, qui a entraîné l’ouverture du score (28′). Ballons perdus, fautes évitables… A force de multiplier les approximations, il pourrait perdre ainsi son statut de recours favori de Didier Deschamps.

Steven Nzonzi (2) : acteur impuissant du naufrage du milieu français, la tour de contrôle du Stade Rennais n’avait pas la stature pour l’empêcher. A l’image de son pressing laxiste sur le deuxième but finlandais (31′), il n’a pas montré suffisamment d’implication. Il a sans doute perdu gros, lui aussi.

Paul Pogba (3) : peut-être le plus mauvais match de la Pioche en Bleu. Il a multiplié les passes ratées et les choix hasardeux. En méforme à Manchester United, Pogba a ainsi prouvé toute sa difficulté à peser dans une équipe qui a la possession. En bref, il n’aurait jamais pu être belge. Remplacé par N’Golo Kanté (4,5) à la 57ème : l’entrée de la sentinelle de Chelsea n’a pas eu l’effet escompté, et sa reprise dévissée n’aura pas permis de sauver l’honneur (79′).

Marcus Thuram (5) : une première en demi-teinte pour l’attaquant de Mönchengladbach. Il a d’abord fait honneur à son statut de “fils de”, en se montrant particulièrement entreprenant. Souvent aidé par Lucas Digne, il a notamment touché la barre de la tête (16′) avant de bâcler deux belles occasions à 0-0 (18′, 21′). Moins en vue après la pause, il aura tout de même montré de belles choses.

Wissam Ben Yedder (3) : son association avec Olivier Giroud n’avait pas marché jusqu’à présent. Et a priori, le sélectionneur n’a pas encore trouvé de quoi emballer ce duo bricolé… Un match encore insipide pour le Monégasque, remplacé à la 57ème par Antoine Griezmann (4,5). Le Barcelonais a essayé en vain d’emballer les dernières minutes de la rencontre.

Olivier Giroud (3) : dire qu’il n’a pas pesé est un euphémisme, tant l’avant-centre fétiche des Bleus s’est montré invisible. De quoi inquiéter à quelques mois de l’Euro. Remplacé à la 57ème par un Anthony Martial (4) à peine plus entreprenant et volontaire.

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Des analyses parfois aussi improbables qu'un mélange entre Ronaldinho et Cheick Diabaté.

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