France – Irlande : les notes des Bleus

“Cardiaques, s’abstenir”, aurait dit le regretté Roger Couderc. Plus qu’une mauvaise habitude, ça devient pathologique : notre équipe de France est schizophrène ! Les supporters rassemblés au Parc OL de Lyon ont subi un véritable ascenseur émotionnel. Cueillis à froid sur un penalty concédé stupidement après deux minutes de jeu, les Bleus n’ont pas paru en mesure de trouver la faille dans le bloc irlandais au cours du premier acte. Il a fallu attendre la deuxième période pour les voir se transfigurer puis renverser le match, avec un génial doublé d’Antoine Griezmann en trois minutes. Ensuite à onze contre dix, ils n’ont plus tremblé pour assurer leur place en quarts, face à un opposition valeureuse et malheureuse.

Les notes :

Hugo Lloris (6) : impuissant sur le penalty de Brady, le capitaine tricolore s’est appliqué à sortir sur quelques centres très dangereux en première période. Un deuxième acte beaucoup plus tranquille dans une partie solide.

Bacary Sagna (5) : un placement hasardeux, 45 minutes de galère… Puis CE centre pour la tête de Griezmann et l’ouverture du score (58′). Après, ça allait beaucoup mieux.

Adil Rami (3) : difficile d’être indulgent avec le défenseur de Séville. Rami glisse sur l’action qui amène le penalty irlandais. Régulièrement pris de vitesse par les attaquants adverses tout au long du match, peu à son aise, il aura été de loin le Bleu le moins performant dans ce huitième de finale. Averti, il ne sera pas là en quarts.

Laurent Koscielny (5) : dur pour un défenseur central français de briller dans cette première mi-temps. A côté d’Adil Rami, ça reste toujours plus facile. Toujours présent dans les duels.

Patrice Evra (4,5) : comme le reste de l’équipe. A côté de la plaque avant la pause, et ça repart après. Mention particulière pour son placement lacunaire, comme toujours (sinon c’est pas drôle).

Blaise Matuidi (5) : initialement positionné à droite, le Parisien a paru vidé de son énergie, à sec, avec à la clé un premier acte catastrophique. Le changement de dispositif à la mi-temps (du 4-4-3 au 4-2-3-1) lui a permis de se racheter en se mettant en valeur dans l’axe à gauche.

N’Golo Kanté (6) : la seule satisfaction française du premier acte. Le joueur de Leicester, tranchant à la récupération, ne nous a pas encore déçu. Juste un regret, ce carton jaune pas nécessaire qui le prive du quart de finale. Remplacé à la mi-temps par Kingsley Coman (5) pour éviter de prendre un rouge. Volontaire, Coman a essayé de percuter sans parvenir à déstabiliser la défense irlandaise et en faisant quelques mauvais choix. Blessé, il a à son tour laissé sa place à Moussa Sissoko (non noté) dans le temps additionnel.

Paul Pogba (5) : un penalty stupidement provoqué pour avoir embouti Shane Long, il y a mieux comme entame de match. Pogba aura malgré tout eu le mérite de ne rien lâcher. Surtout sur un côté gauche qui, s’il constitue son positionnement naturel à la Juventus, ne lui a pas porté bonheur. Ensuite, le 4-2-3-1 lui a permis de retrouver l’axe droit, devant la défense, à côté de Matuidi. C’était beaucoup plus facile comme ça.

Antoine Griezmann (7,5) : en première période, le moins mauvais devant. En seconde, trois minutes de folie. D’abord une belle tête pour convertir un centre de Sagna (58′), puis un finish parfait à ras-de-terre sur une belle remise de Giroud (61′). S’il n’avait pas été fauché par Duffy, expulsé sur le coup, Griezmann aurait pu inscrire un triplé (68′). I came like a king, I left like a legend, comme dirait l’autre.

Olivier Giroud (5,5) : un match qui aurait pu être anonyme sans cette belle remise pour Griezmann. Pas dans le tempo dans le premier acte, Giroud a fait mal en pivot après la pause. Remplacé à la 74ème par André-Pierre Gignac (non noté), qui s’est procuré de belles opportunités sans parvenir à mettre la France à l’abri (tir détourné par Randolph à la 77′, barre à la 78′, reprise hors cadre à la 86′).

Dimitri Payet (4,5) : on attendait plus d’inspiration de la part de Payet, après ses performances en amicaux et en matchs de poule. Sur coups de pied arrêtés, il n’a pu échapper à la vigilance du gardien Randolph, son partenaire à West Ham.

© UEFA (image à la Une)

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