France – Islande (2-2) : Les notes des Bleus

A l’issue d’un match dont l’Equipe de France n’a joué que les 15 dernières minutes, les Bleus arrachent un match nul inespéré 2-2 face à l’Islande. Les vikings pourront regretter d’avoir trop reculé en fin de match, tandis que Didier Deschamps rappellera sans aucun doute à ses troupes la nécessité de mettre de l’intensité dans un match. Même lorsqu’on est champion du monde.

L’Homme du match : La chatte à DD. Mené 2-0 à quatre minutes de la fin du temps réglementaire, le félin préféré du sélectionneur français a réussi à renverser la situation de manière inespérée. D’abord, sur une frappe déviée par le gardien islandais sur son défenseur Eyjolfsson et qui finit au fond des filets. Puis sur un hommage de Sigthorsson à Samuel Umtiti, qui offre un pénalty aux Bleus d’une magnifique main en extension. La réussite des champions ?

https://twitter.com/FFLose/status/1050489366437597184

Hugo Lloris (6) : Auteur d’un début de saison mouvementé, le capitaine des Bleus ne s’est d’abord pas rassuré avec cette main trop molle sur le premier but islandais. Puis, il a rappelé qu’il était toujours le même joueur que celui qui a écœuré les équipes adverses au Mondial en effectuant un triple arrêt spectaculaire en fin de première mi-temps.

Benjamin Pavard (4) : Il commence à y avoir autant d’allusions à sa frappe au second poteau que de un-contre-un perdus pour le latéral des Bleus. Autant dire trop. Il se rattrape souvent en faisant faute, offrant des munitions aux adverses. Cela n’a pas eu de conséquences majeures à la Coupe du Monde, mais il doit régler ce problème pour éviter de futures désillusions. Offensivement, il aura offert comme à son habitude du soutien sans pour autant être percutant.

Raphaël Varane (6) : Une nouvelle fois patron de la défense ce soir, il a effectué quelques belles anticipations annihilant des situations de contre adverses.

Presnel Kimpembe (3) : Difficile de dire s’il reste au sol en espérant un coup de sifflet de l’arbitre sur l’action du premier but islandais. Il n’y a pas faute, ce sont ses partenaires arrêtant de jouer qu’il faut blâmer plutôt que lui, sans doute marqué par le coup adverse. Au-delà de cette action, son agressivité sur le porteur de balle a été bien plus maladroite qu’au PSG, offrant des situations aux Islandais. Il perd son duel de la tête sur le second but. On salue ses efforts pour percer la première ligne adverse à la relance.

Lucas Digne (4) : Le nouveau joueur d’Everton déclarait dans L’Equipe de cette semaine ne toujours pas comprendre la logique de son absence au Mondial cet été. Désireux de préserver l’esprit de groupe, il a apporté par lui-même des arguments à Didier Deschamps. S’il a été l’un des rares du secteur défensif à faire du dépassement de fonction, offrant quelques beaux centres, il a trop laissé les Islandais apporter le danger sur son côté gauche. Lucas Hernandez n’aurait jamais permis cette passe en retrait sur le premier but de l’Islande.

Steven N’zonzi (5,5) : Peut être la seule satisfaction de la soirée. Si la défense et l’attaque des Bleus a pêché dans les deux zones décisifs, le double pivot N’zonzi-Pogba a globalement été à la hauteur. Dans la lignée de son entrée réussie en finale, le joueur de la Roma a montré qu’il est une sentinelle de qualité. Sa distribution du jeu a permis d’ouvrir quelques espaces aux attaquants français. Tentant de combler l’absence de Kimpembe, il sort trop tard sur le but de Bjarnason.

Paul Pogba (5) : Son jeu long est toujours un régal, mais il n’a pas montré le reste de sa palette ce soir. Pas assez tranchant dans ses projections, brouillon techniquement et parfois trop léger à la récupération : Pogba est capable de mieux.

Antoine Griezmann (5,5) : Le métronome de l’Equipe de France a bien orienté le jeu, bien que peu aidé par le manque de mouvement des attaquants français. Ses deux têtes cadrés ont été parmi les occasions françaises les plus dangereuses, et il est impliqué sur la superbe action collective de la 35 ème minute non conclue par Dembélé.

Oussmane Dembélé (5) : L’attaquant français titulaire qui aura fait le plus de différences ce soir. Sa capacité d’accélération et ses dribbles sont toujours aussi exceptionnels, mais on peut encore regretter que sa finition ne soit pas de ce standing. Il offre quelques belles situations de frappe à ses partenaires tout en gâchant certaines différences faites ce soir.

Florian Thauvin (3) : Le décalage horaire entre Guingamp et Marseille n’a pas de quoi perturber un homme, pourtant le joueur de l’OM a cru ce soir qu’il était le seul bon attaquant de son équipe. Il a donc usé à de nombreuses reprises de sa spéciale inspirée d’Arjen Robben. Visiblement il avait également oublié la technique pour la cadrer, envoyant trois de ses quatre tentatives en tribune. Il n’est toutefois pas loin de marquer en seconde mi-temps.

Olivier Giroud (3) : Ce soir il n’avait du pivot que la taille. Hormis sur le superbe jeu en triangle avec Griezmann en première mi-temps, Giroud n’a jamais aidé ses coéquipiers par ses remises. Leur absence de mouvements n’a pas aidé, mais une nouvelle fois face à une défense solide dans le jeu aérien l’attaquant des Bleus a eu du mal à s’imposer.

Les entrants :

Kylian Mbappé (8) a prouvé – s’il était encore nécessaire – qu’il est bien la nouvelle star du football français. Sa capacité de percussion et le danger qu’il apporte dans les dernier mètres est indispensable à l’Equipe de France lorsqu’elle est aussi peu inspirée. Si les deux buts français sont plein de réussite, il en reste à l’origine. A noter également la très belle première de Tanguy Ndombele (7) , qui par sa projection vers l’avant et ses passes tranchantes à été le second artisan du retour français. A quelques centimètres près, il offrait une passe décisive superbe pour Mbappé. Zouma (4), Payet (5) et Lemar (5) sont également entrés en jeu sans se faire particulièrement remarqués.

 

 

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire