France – Islande (4-0) : les notes

Hier soir au Stade de France, les Bleus ont signé une deuxième victoire d’affilée dans la course à l’Euro 2020. Avec grande maestria, ils sont (enfin ?) revenus aux sommets qui avaient été les leurs en juillet dernier en Russie.

Les notes :

Hugo Lloris (6) : RAS, excepté sur deux occasions islandaises en seconde période, parfaitement négociées par le portier.

Benjamin Pavard (8) : une activité intense sur son couloir droit. Le latéral revient enfin au niveau de son Mondial. Il a apporté le danger sur chacune de ses nombreuses montées. A l’origine de l’action du premier but, il délivre un caviar de centre à Olivier Giroud pour le second (68′). Sans oublier deux “frappes de bâtard” qui ont flirté avec la cage islandaise.

Raphaël Varane (7) : un match tranquille pour la force tranquille du groupe français.

Samuel Umtiti (7) : il ouvre le score sur un centre de Mbappé (12′), réalisant par la suite une prestation solide en défense. Son manque de sérénité face aux rares mises sous pression islandaises s’explique en partie par son retour de blessure.

Patrice Evra Layvin Kurzawa (5) : son match face à la Moldavie lui a rappelé que la qualité de centre n’était pas son premier atout. Peu importe, il en a tiré les enseignements en délivrant une partie prudente, sans prise de risque. Sa frilosité contraste pourtant avec l’audace de Pavard. Remplacé par Presnel Kimpembe (non noté), pour qui l’Islande rappelle de très mauvais souvenirs, à la 85e.

Paul Pogba (7) : dans un jeu français tourné (contrairement à son habitude) vers la possession de balle, le Mancunien a su tirer son épingle du jeu. Il a tiré profit de l’apathie du pressing adverse pour se projeter vers l’avant et servir ses coéquipiers. Pogba est ainsi impliqué sur les deux derniers buts français.

N’Golo Kanté (5,5) : correct mais sans grande folie. A l’image de sa saison en club. Remplacé par Thomas Lemar (non noté) à la 80e.

Kylian Mbappé (8) : “noisette humaine géante, rapide, efficace et fluide”. La définition de Kylian Mbappé dans les pages du Larousse Henni 2019 correspond à la réalité du match d’hier soir. A base d’accélérations, de jeu en triangle avec Pogba et Griezmann, l’attaquant a gravé le match de son empreinte. A la clé, deux passes décisives (12′, 84′) et un but (78′).

Antoine Griezmann (7) : comme à l’Atlético, le Français a erré pendant une heure, sevré de ballons. Pour mieux prendre sa proie à la gorge dans la dernière demi-heure en se servant de l’énergie économisée jusque-là, et l’achever en marquant le dernier but (84′). Antoine Dobermann.

Blaise Matuidi (4) : une indéniable volonté de bien faire, mais des initiatives qui sont souvent prises à contre-courant du jeu. Le joueur de la Juve peine à s’inscrire dans les combinaisons avec ses partenaires. Tout cela reste suffisamment rare pour être souligné.

Olivier Giroud (6,5) : pas aussi sexy que Henry ou Platini, qui sont désormais les seuls à avoir marqué plus de buts que lui en Bleu. Mais terriblement utile en remise pour les combinaisons de ses coéquipiers. Buteur à la réception d’un centre de Pavard, il s’est ainsi offert le luxe de dépasser le monument David Trezeguet au classement des buteurs en Bleu. Remplacé par Moussa Sissoko (non noté) à la 90e.

A propos de Benjamin Mondon 185 Articles
Des analyses parfois aussi improbables qu'un mélange entre Ronaldinho et Cheick Diabaté.

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