France – Italie (3-1) : les notes

Ils ont fait le plein de confiance ! Hier soir à l’Allianz Riviera de Nice, les Bleus ont aisément disposé (3-1) d’une équipe d’Italie en pleine reconstruction et pas qualifiée pour la Coupe du Monde. La prestation d’ensemble de la France, dans un dispositif sans véritable 9, est encourageante, malgré quelques contre-performances individuelles (au milieu et en défense) qui viennent légèrement assombrir la copie.

Les notes :

Hugo Lloris (5) : coupable sur le but italien, car il repousse le coup-franc de Balotelli sur Leonardo Bonucci (36’). Derrière, il s’interpose quand il faut, mais on s’attend à davantage de la part du gardien n°1 de l’équipe de France, pas vraiment impérial cette année.

Benjamin Pavard (6) : une première mi-temps de haute volée, où le joueur de Stuttgart est l’auteur du superbe centre qui amène le but de Samuel Umtiti. Il se distingue également par son activité défensive, même s’il est moins en vue en seconde période. Une alternative intéressante à Djibril Sidibé.

Adil Rami (4,5) : Rami n’a jamais semblé, lors des deux amicaux qu’il a disputé, à la hauteur de la concurrence en défense centrale, et ça s’est confirmé hier soir. Son placement hasardeux, ses relances hésitantes ne plaident pas en sa faveur, même s’il faut reconnaître qu’il met du cœur dans les duels.

Samuel Umtiti (5) : une partie moyenne face au colosse Balotelli, où le défenseur central a alterné fébrilité dans les duels et oublis dans son dos. S’il a réussi à s’en tirer sans trop de mal, ses qualités à la relance nous montrent qu’il est capable de faire mieux. Il nous gratifie de l’ouverture du score, un but de renard (8’).

Lucas Hernandez (6,5) : le meilleur de la ligne arrière française. Il provoque le penalty du second but français, certes inexistant, à l’issue d’un superbe débordement où il passe en revue tout le côté droit italien. Comme Pavard avec Sidibé, il offre une solution de substitution plus que confortable à Benjamin Mendy (5), qui l’a remplacé à la 61ème.

N’Golo Kanté (4,5) : trop peu de maîtrise pour l’homme à tout faire de Chelsea. Approximations techniques, pertes de balle, fautes évitables ont terni sa prestation, même s’il veut toujours bien faire. A mettre à son actif une belle frappe sur le poteau, mais ce genre de match est inhabituel de la part de Kanté. On avait en effet rarement vu une équipe de France autant coupée en deux entre les blocs défensif et offensif.

Corentin Tolisso (6,5) : jour après jour, « Coco » marque des points, dans ce milieu français où il a été le meilleur homme. Pas sûr que les Pogba, Matuidi et consorts dorment sur leurs deux oreilles après sa prestation solide, pleine d’envie et d’application. Remplacé par Blaise Matuidi (non noté) à la 77ème.

Paul Pogba (4) : à l’image de Kanté. De l’abnégation mais beaucoup trop de déchet et de mauvais choix, comme cette frappe totalement dévissée en fin de partie. Et contre une grande équipe, ça ne pardonnera pas. Pogba, c’est tout ou rien, de toute façon. Remplacé par Steven Nzonzi (non noté) à la 87ème.

Kylian Mbappé (6) : comme très souvent, le Parisien a apporté du mouvement et de la percussion devant. Sa reprise sur le centre de Pavard, que Sirigu repousse sur Umtiti, amène le premier but français. Egalement à l’origine du pion de Dembélé, il monte en puissance, et on peut espérer que sa volonté de bien faire sera encore mieux récompensée lors des prochains matchs. Remplacé par « Lionel-Diego-Pelé-Maradona-Messi » Florian Thauvin (non noté) à la 82ème.

Antoine Griezmann (6) : dans un système sans le traditionnel rôle de pivot occupé par Giroud, on attendait que Griezmann soit, en tant que numéro 10, l’animateur du jeu offensif des Bleus. Mission plutôt réussie pour le joueur de l’Atlético avec à la clé, un but sur penalty (29’). Remplacé par le précité Olivier Giroud (non noté) à la 77ème.

Ousmane Dembélé (6) : flop, puis top. Pendant longtemps, il a réalisé une partie quelconque en multipliant les mauvais choix, gâchant bon nombre d’offensives françaises. Et puis, au retour des vestiaires, il gratifie le public niçois d’un superbe festival, effaçant D’Ambrosio avant de heurter la barre de Sirigu (48’). Avant d’inscrire un superbe but, côté gauche, d’une frappe enroulée en lucarne opposée. Tout ça en une touche (63’). Sa seconde période promet, sa marge de progression est impressionnante. Remplacé par Thomas Lemar (non noté) à la 70ème.

 

Un grand merci à mes deux ami.e.s, qui se reconnaîtront, pour l’aide apportée à l’écriture de cet article.

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