France – Turquie (1-1) : les notes des Bleus

Sans beaucoup d’ambition et d’inspiration, les Bleus n’auront pas pu tirer profit de leur domination, certes outrageuse mais stérile, pour battre la Turquie (1-1). A un an de l’Euro, la prestation de ce soir n’a pas vraiment de quoi rassurer.

Les notes :

Steve Mandanda (3) : un combo un tir cadré / un but encaissé, plus une sortie digne de Jackass sur Burak Yilmaz. De quoi redonner de l’espoir à Benjamin Lecomte, Alphonse Aréola, Mike Maignan, Benoît Costil, ou même carrément Baptiste Reynet.

Benjamin Pavard (4,5) : souvent volontaire pour aller de l’avant, mais rarement servi. Un match frustrant pour l’arrière droit des Bleus, pourtant généreux en efforts.

Raphaël Varane (4,5) : lui aussi tourné vers l’avant, il ne s’est pas montré aussi serein qu’à son habitude. Il oublie Kaan Ayhan dans son dos à la 81ème… dommage, car derrière ça fait but.

Clément Lenglet (6) : une partie plutôt tranquille en défense. Il a été pris à défaut par Yilmaz une seule fois, sans conséquence. Derrière, il s’est appliqué à la relance.

Lucas Hernandez (6,5) : un puncheur comme à son habitude, aussi prompt à aller de l’avant qu’à défendre comme un chien enragé. S’il a pris un carton jaune pour un excès d’engagement (48′), il a également été l’auteur d’un petit festival, conclu par un tir dévissé et largement hors cadre (55′).

Corentin Tolisso (3) : il devait sortir de sa zone de confort et prendre des risques pour marquer des points. Il a bien tenté avec des passes longues… mais à part ça, c’était très souvent n’importe quoi. Alternant mauvais choix et un déchet technique inhabituel, l’ancien Lyonnais s’est montré très décevant. En l’absence de Paul Pogba et N’Golo Kanté, la créativité a clairement fait défaut au milieu des Bleus.

Blaise Matuidi (5) : placé aux côtés de Tolisso, Matuidi s’est montré plus à son aise qu’en Islande. Il a laissé le couloir gauche à Hernandez pour se consacrer à son boulot favori : briser les lignes. Malheureusement, sans grand succès… Remplacé par Thomas Lemar (non noté) à la 76ème.

Moussa Sissoko (4,5) : très actif en début de match, le meilleur Bleu de la finale de l’Euro 2016 a buté deux fois sur Mert Günok, portier turc en état de grâce (17′, 25′). Et après ? Il a lui aussi voulu casser les lignes, mais sans posséder la qualité technique nécessaire pour y parvenir. Initialement positionné sur l’aile droite, il s’est progressivement recentré en cours de rencontre.

Antoine Griezmann (7) : celui qui est désormais un joueur du FC Barcelone a été le Français le plus dangereux. Bien décalé par Coman, il a d’abord trouvé le gardien sur sa route (17′). Il a ensuite entrepris de créer le danger, sans avoir de solution satisfaisante à portée de main. Tout s’est décanté avec la rentrée d’Olivier Giroud, à qui il offre le but du 1-0 sur corner (76′).

Kingsley Coman (6) : comme d’habitude, il sait dynamiter la défense sur une accélération ou un coup de rein. Il a essayé d’animer son aile gauche, puis le côté droit après la rentrée de Lemar et un changement de disposition. Le bloc turc a vite identifié le danger et l’a serré de près. Remplacé par Jonathan Ikoné (non noté) à la 87ème.

Wissam Ben Yedder (3) : placé en pointe des Bleus, l’attaquant de Monaco n’aura presque jamais offert de solution satisfaisante à ses partenaires. Muselé et impuissant de la tête, il n’a pas pu faire de différence individuelle. Ce rôle d’électron libre n’apportant pas satisfaction, Didier Deschamps a préféré miser sur un pivot en le remplaçant par Olivier Giroud (non noté) à la 71ème. Plus classique, mais un pari gagnant : cinq minutes plus tard, le nouvel entrant plaçait sa tête sur un corner de Griezmann pour ouvrir le score.

Bonus :

Recep Tayyip Erdogan (0) : s’il a voulu profiter de sa supériorité numérique pour pilonner la défense kurde, Erdogan n’aura réussi qu’à lui apporter le renfort de Bachar Al-Assad. A l’image de Lucas Hernandez, il sait également tirer à côté : quelques djihadistes ont profité des frappes turques pour s’évader de prison.

A propos de Benjamin Mondon 200 Articles
Des analyses parfois aussi improbables qu'un mélange entre Ronaldinho et Cheick Diabaté.

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