Et si Galatasaray créait la surprise ?

Le groupe C de la Ligue des Champions semble plutôt ouvert. Si le Paris Saint-Germain, qui caracole en tête avec 6 points, devrait terminer premier, rien n’est joué entre ses trois poursuivants. Alors que le surprenant FC Bruges (2e, 2 points) reçoit le leader, Galatasaray (3e, 1 point) accueille lui le Real Madrid (4e, 1 point). Un match déséquilibré ? Pas vraiment pour l’équipe turque, qui a les cartes en main pour créer la surprise.

Un mercato malin à petit prix

Vainqueur des deux derniers championnats de Turquie et auteur d’un triplé championnat / coupe / supercoupe la saison dernière, Galatasaray s’est bien renforcé lors du dernier mercato. Cela peut paraître surprenant lorsque l’on sait que le club turc était dans le viseur de l’UEFA. En effet, le club stambouliote avait déjà été exclu une saison des compétitions européennes pour non-respect du fair-play financier. Dès lors, les dirigeants ont dû limiter leurs dépenses.

Qu’à cela ne tienne ! A Galatasaray, on sait dépenser malin. Le club turc a ainsi sollicité de nombreux prêts, pour un montant total estimé à environ 4 millions d’euros. Et pas n’importe lesquels : il s’agit de Steven Nzonzi (AS Rome), Florin Andone (Brighton), Emre Mor (Celta Vigo), Jean-Michaël Seri (Fulham) et Mario Lemina (Southampton). En plus de ces cinq recrues, les Turcs ont également exploré le marché des joueurs libres. Ils en sont revenus avec Jimmy Durmaz, Ryan Babel et surtout Radamel Falcao. Au final, on pourrait presque regretter que Galatasaray ait levé l’option d’achat du défenseur central Christian Luyindama, estimée à 5 millions d’euros versés au Standard de Liège. Reste que neuf joueurs pour 9 millions, au vu du marché actuel, c’est plutôt pas mal.

Autant de possibilités pour Fatih Terim, le coach stambouliote, qui lui garantissent plusieurs alternatives à chaque poste. Galatasaray peut ainsi jouer aussi bien en 4-5-1 qu’en 3-5-2 ou en 4-3-3. Et si on regarde les équipes alignées, on se rend compte de la réalité de la force de frappe des Turcs.

Le XI aligné en championnat face à Fenerbahçe (0-0), le 28 septembre…
… et celui aligné face au PSG en Ligue des Champions (0-1), trois jours plus tard.

Hybride entre cadres expérimentés (Muslera, Nagatomo, Falcao), ex-bad boys en quête de rédemption (Babel, Belhanda) ou joueurs talentueux en manque d’opportunités au plus haut niveau (Nzonzi, Mariano, Feghouli), l’équipe turque peut devenir un épouvantail en Ligue des Champions.

Un début de saison poussif mais rattrapable

Pourtant, le club n’est pas forcément bien parti en Coupe d’Europe. Auteur d’un match nul et vierge à Bruges lors de la première journée, il a été battu (0-1) à domicile par le PSG lors de la seconde. Mais la prestation des Stambouliotes, qui ont longtemps fait jeu égal avec le leader, semble plutôt encourageante. Il ne reste plus qu’une double confrontation avec le Real Madrid qui s’annonce déterminante, la réception de Bruges, et puis un voyage à Paris en dernière journée (sachant que le PSG sera certainement déjà qualifié et pourra faire tourner). Le calendrier de Galatasaray lui permet donc de continuer à croire en la qualification en huitièmes.

En championnat, les “Cimbom” ne se classent qu’à la 10ème place, mais ne sont que quatre points derrière le leader Alanyaspor. Avec leur profondeur de banc, ils pourront continuer à lutter pour le titre national tout en tentant de passer la phase de poules en Ligue des Champions. Une chose est sûre : Galatasaray fera parler sur au moins un des deux tableaux.

A propos de Benjamin Mondon 200 Articles
Des analyses parfois aussi improbables qu'un mélange entre Ronaldinho et Cheick Diabaté.

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