Ils l’ont fait !

Un match de dingues !

Si la Ligue des Champions nous a offert de formidables scénarios mardi et mercredi, ce n’était qu’une mise en bouche avant le choc d’hier soir en quarts de finale retour de l’Europa League. Liverpool recevait un Borussia Dortmund désireux de marquer à l’extérieur, après avoir concédé le match nul 1-1 en Allemagne la semaine dernière.

Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il n’y aura pas eu de round d’observation entre les deux clubs. Les Reds ont très vite cédé aux assauts du Borussia. Mignolet intervenait parfaitement sur Aubameyang mais ne pouvait empêcher son compère Mkhitaryan d’ouvrir la marque (5′, 0-1). Puis c’était au tour du Gabonais, lancé dans le dos de Sakho par Marco Reus, d’aller tromper le portier belge d’une frappe puissante (9′, 0-2). Sonné, Liverpool devait inscrire trois buts pour entrevoir les demi-finales. Et on en était bien loin, au vu de l’apathie des Reds qui n’ont cadré aucun tir en première période. Inversement, Aubameyang (24′, 32′) et Kagawa (42′), pas assez précis, ont multiplié les occasions de tuer le match.

Qu’a donc pu dire Jürgen Klopp à ses joueurs à la mi-temps ? Visiblement, l’ancien coach de Dortmund les a enjoint à faire leur possible pour rendre ce match unique, en faire un moment de légende qu’ils pourront raconter à leurs enfants dans le futur. Les Scousers sont quoi qu’il en soit revenus du vestiaire avec de bien meilleures intentions qu’au cours du premier acte. Divock Origi, servi en profondeur par Can, faisait passer la balle en-dessous de Weidenfeller et sonnait la révolte (48′, 1-2). C’était sans compter sur Reus qui, à la limite du hors-jeu, mystifiait la défense de Liverpool pour tromper Mignolet (57′, 1-3).

N’importe quelle équipe aurait pu y voir ses espoirs douchés, mais pas les Reds, qui faisaient rentrer Sturridge et Allen à la place de Firmino et Lallana, transparents (63′). Quelques minutes plus tard, Philippe Coutinho était à la réception d’un une-deux avec James Milner pour battre Weidenfeller d’une frappe chirurgicale à 20 mètres et relancer ce match complètement fou (66′, 2-3). Liverpool continuait à pousser. Et à force de pousser, sur un corner de Milner, c’est un Mamadou Sakho esseulé qui devançait Piszczek pour couper la trajectoire du ballon et inscrire seulement son deuxième but sous le maillot rouge (78′, 3-3).

Le retard des Reds était effacé et désormais, seul un petit but les séparait de la qualification. Inquiet de voir son avantage fondre comme neige au soleil, Thomas Tuchel remplaçait Castro par Gündogan et Reus par Adrian Ramos (83′), afin de pouvoir défendre et jouer rapidement en contre-attaque. Liverpool multipliait les occasions, notamment par Lovren dont la reprise passait au-dessus (84′). Ce même Lovren qui, dans le temps additionnel, était au second poteau, à la réception d’un centre de Milner, auteur d’une géniale combinaison avec Origi. Battu, Weidenfeller ne pouvait que contempler le ballon rentrer dans son but (90’+1, 4-3).

Qualifiés à cet instant du match, les Reds allaient se faire une dernière frayeur sur un coup-franc de Gündogan qui, à l’ultime seconde, manquait le cadre d’un cheveu. Rien ne pouvait leur arriver hier soir. Liverpool est habitué aux matchs de folie. En 2001, le club battait Alavés en finale de Coupe UEFA sur un score fleuve (5-4 a.p.). Quatre ans plus tard, c’était en finale de Ligue des Champions que les Scousers battaient le Milan AC aux tirs au but, après avoir remonté un retard de trois buts à la mi-temps.

Les Reds affronteront Villarreal, vainqueur du Sparta Prague, en demi-finales d’une Europa League qui tient toutes ses promesses. L’autre place pour la finale fera l’objet d’un affrontement entre le Shakhtar Donetsk et Séville, tenant du titre : les premiers se sont facilement défaits de Braga alors que les seconds ont eu besoin des tirs au but pour éliminer Bilbao. Les matchs aller auront lieu le 28 avril, et les retour le 5 mai.

A propos de Benjamin Mondon 276 Articles
Des analyses parfois aussi improbables qu'un mélange entre Ronaldinho et Cheick Diabaté.

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