L’analyse tactique du week-end

Nouvelle rubrique sur Papinade, l’analyse tactique du weekend, à chaque fin de journée de championnat, l’équipe de Papinade vous proposera son analyse des matchs qu’ils ont regardé et de ce qu’ils ont vu de flagrant ou pas. Alors si vous aimez parler 4-3-3, conservation, équilibre ou encore renversement de jeu, c’est par ici que ça se passe !

Vendredi : Un OM déséquilibré tombe à Nice

Bielsa a beau être un grand entraîneur, son obstination à ne pas vouloir intégrer Doria à la défense marseillaise est une véritable énigme. Ainsi, vendredi soir, l’OM est allé à l’Allianz Riviera avec, de gauche à droite, Dja Djédjé – Morel – Aloë – Lemina, une défense inédite qui a complètement perturbé le système olympien d’autant plus que les montées répétées des deux latéraux n’étaient pas couvertes par les milieux Romao et Imbula. C’est ce qui a permis le second but de Nice en contre-attaque avec seulement 3 joueurs qui touchent le ballon sur une action de plus de 60 mètres. On a pu voir également les limites de l’association Batshuayi-Gignac, qui se marchaient dessus et n’écartaient pas le bloc très compact de Nice. Gignac n’a notamment réussi que 33% de ses passes durant le match.

Samedi : Le Real ne fait pas de jeu, 4-4-2 qui marche pour Montpellier 

Alors que le Real venait pour la première fois sur le terrain de Cordoue depuis 43 ans, il s’imaginait bien repartir avec 3 points et la manière, il ne repartira qu’avec les 3 points. Car dans un match qui semblait joué d’avance, les Merengues se sont faits peur et n’ont du leur salut qu’à un but de renard de Benzema et un penalty de Bale à la toute fin du match. Parce qu’avant ça, Cordoue a refusé de jouer pantalon baissé et a profité d’une faute de Carvajal dès le début du match pour ouvrir le score. Par la suite, le bloc très bas et les contres supersoniques suivis par 3-4 joueurs à chaque fois ont bien failli faire plier la maison blanche si Casillas n’avait pas détourné un lob sur sa barre ou que les locaux avaient été un poil plus précis. Et face à ce bloc compact, le Real n’a jamais réussi à développer du jeu ce qui a provoqué un agacement général et l’expulsion de Cristiano Ronaldo.

Pendant que le Real galère, les hommes de Rolland Courbis régalent. Dans un 4-4-2 inauguré contre Marseille pour leur premier match en 2015, les héraultais ont inscrit depuis 12 buts, pour 3 encaissés et 3 victoires consécutives et se retrouvent 6ème du classement. Souvent décriée durant la phase aller, la paire Berigaud-Barrios a encore une fois frappé, bien alimentée par Lasne qui revient bien, encore buteur samedi après sa réalisation contre Marseille, et un Morgan Sanson qui s’installe comme un futur très bon joueur. Et si devant cela fonctionne c’est aussi parce que derrière c’est très rassurant, El Kaoutari et Hilton sont les deux joueurs du championnat qui gagnent le plus de duels et qui relancent le mieux. Enfin Jourdren réalise de très bonnes prestations en ce moment. Les pensionnaires de la Paillade reviennent bien et seront sans doute à surveiller durant les prochaines semaines car ils sont redoutables d’efficacité.

Dimanche : Le 4-3-3 romain ne fait plus recette, les joueurs offensifs ne font pas le jeu offensif

Dans le choc de cette journée en Série A, la Fiorentina et l’AS Roma de Rudi Garcia n’ont pu se départager et repartent avec le point du match nul, le troisième consécutif pour la Roma qui ne cesse d’être décrochée par la Juve. Alignant comme d’habitude un 4-3-3, avec Totti titulaire et Pjanic sur le banc, les Romains ont essayé de poser leur jeu mais se sont heurtés au milieu renforcé de la Viola qui ne leur a pas laissé d’espaces. C’est d’ailleurs sur un long ballon dans le dos de la défense qu’Iturbe a pu servir Ljajic pour la balle d’égalisation. Défensivement la Roma a également été gênée par le rôle de Pizarro, reculé au sein du milieu comme un Gerrard ou un Pirlo et qui n’a pas cessé de renverser le jeu sur les ailiers avec une justesse technique exemplaire, ce qui a eu le mérite de déstabiliser le bloc de la Roma qui, avec 54% de possession, a fini le match avec l’une de ses plus faibles possession de la saison. Rudi Garcia va devoir trouver des solutions si il ne veut pas voir le Scudetto s’envoler définitivement.

Dimanche soir, dans le choc français cette fois, le PSG se rendait dans le chaudron pour y affronter Saint Etienne, soit le 3ème chez le 4ème. Avec une composition d’équipe qui semblait offensive (Mollo, Hamouma, Erding et Van Wolsfwinkel titulaires), les supporters et les téléspectateurs se sont permis de rêver à un match enlevé, avec des occasions de part et d’autres. Malheureusement, Galtier met des joueurs offensifs mais continue de les forcer à défendre. Ainsi, Erding devait être au marquage de Motta et les deux ailiers devaient empêcher les montées de Marquinhos et Maxwell. Un schéma qui nous a valu un match pauvre en occasions et qui a vu le seul but de la rencontre être marqué sur penalty. Car si Saint Etienne défend, Paris n’arrive pas à faire du jeu :entre le placement douteux de Matuidi, Zlatan qui veut tout faire, Blanc qui n’a toujours pas compris que Cavani était un 9 et non un ailier ou encore le choix de mettre Pastore sur le banc, nous n’avons pas vu un grand match, comme très (trop) souvent en Ligue 1.

 

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