Le Ray est mort, Vive le Ray !

L'OGC Nice ne jouera plus dans l'ancien stade du Ray

Le nid des aiglons depuis 1927 est mort dimanche dernier. Le club et la mairie de Nice ont organisé une grande fête à laquelle ils ont convié le peuple Niçois tout entier. Il était aussi demandé d’afficher nos couleurs aux fenêtres et balcons.

Le Stade du Ray dans les années 70

Le cortège était énorme, au départ de Masséna. La tête de celui-ci atteignait même le haut de l’avenue Jean Medecin. Nous avons tous défilé ensemble en hommage à Lou Ray mais très peu de balcons étaient ornés de drapeaux ou écharpes.

En effet, pour beaucoup de Niçois, il s’agissait plus d’un enterrement que d’une fête. Les Niçois ont chanté, mais pas comme les grands soirs où pourtant ils étaient moins nombreux, les Niçois ont craqué des fumigènes et lancé des pétards en hommage à ce stade qui a été la maison de nos ancêtres glorieux, supporters comme joueurs, par respect pour ceux là même qui ont fait l’histoire qui a été transmise aux plus jeunes par la suite.

Les grands matchs que ce soit contre le Barça, le Real, les barrages, tous les niçois ont l’impression de les avoir vécus même les jeunes qui n’y étaient pas, pour les avoir entendus des milliers de fois à la table familiale ou tout pichoun en tenant la main de Papy, Tonton, Papa ou Tata pour monter au Ray. Les grandes ambiances aussi, chaque enfant qui arrive au Ray s’y attend déjà, les équipes adverses également. De génération en génération, joueurs et supporters ont habité Lou Ray et y ont insufflé de leur âme et de leur amour, depuis l’époque où les coachs y organisaient des barbecues et où tous les niveaux de l’OGC Nice s’y entraînaient, jusqu’à maintenant.

Le président a eu l’air étonné quand les supporters, l’entendant parler de l’Allianz, l’ont hué : mais quel manque de respect de parler de son successeur sur la pelouse de celui que nous enterrons le plus dignement possible. Beaucoup pleuraient à chaudes larmes ou se retenaient, chacun était choqué.

Dimanche nous avons quitté la douillette maison familiale avec cheminée et souvenirs pour le HLM de banlieue…. Les changements vont être légion : bâches ignifugées, surveillance des banderoles, sandwich sodebo en lieu et place de nos saucisses frites, agents de sécurité qui étaient présents depuis deux matchs déjà  – vont ils rester ? – les touts petits devront payer….. les angoisses et les inconnues sont nombreuses pour les supporters niçois.

Adieu Baracca.

6 Comments

    • Merci beaucoup à vous ! C’est aussi un réel plaisir d’avoir des lecteurs comme vous qui nous suivent et nous poussent à avancer ! Et on ne peut que féliciter notre chroniqueuse niçoise qui nous fait toujours autant vivre avec passion la vie de l’OGC Nice !

  1. tres bon article en tout point exact on pourrait dire aussi,que si on avait put recuperer toutes les larmes versées ce soir la ,surtout apres le lacher de ballon,on en aurait remplit plusieurs tonneaux

1 Trackback / Pingback

  1. Les Aiglons, déjà dans leur nid !

Laisser un commentaire