Le Séville de Sampaoli : équipe la plus excitante de la saison ?

Ce Séville version 2016 - 2017 avec Sampaoli propose un incroyable jeu offensif

Un seul match, c’est ce qu’il aura fallu à Jorge Sampaoli pour rappeler à la Liga toute la folie du football sud-américain. L’Athletic Bilbao a eu Marcelo Bielsa, alors Séville a aussi ramené un peu d’Argentine en Espagne, et tant mieux pour le football !

Complètement fou ce match entre Séville et l’Espanyol Barcelone, du genre de ceux dont on parlera encore en fin de saison alors même que le mois de septembre n’a pas encore pointé le bout de son nez. Complètement fou, comme le jeu proposé par les Sévillans de Sampaoli. Complètement fou, comme le mercato qu’ils ont mené jusqu’alors sous la houlette de celui qualifié de “meilleur directeur sportif”, Monchi.

Ce Séville version 2016 - 2017 avec Sampaoli propose un incroyable jeu offensif

Une équipe complètement remodelée

Exit Kévin Gameiro et Grzegorz Krychowiak, peut-être deux des joueurs les plus performants avec Unai Emery la saison passée. Exit Coke et Llorente, vendus au plus offrant, tout comme Immobile qui n’a toujours pas convaincu depuis son départ du Torino. Sampaoli est arrivé avec ses idées mais a surtout eu les moyens financiers de refaire une équipe à son image. Une équipe résolument tournée vers l’attaque mais aussi très technique : ainsi, Vazquez, Sarabia, Mercado, Hiyotake, Vietto et Ben Yedder (tous recrutés cet été) étaient titulaires hier et ont tous marqué, à l’exception de Mercado, défenseur.

Avec Ganso et Kranevitter, prêté par l’Atlético, sur le banc, ainsi que Konoplyanka et Iborra, Sampaoli a à sa disposition un sacré réservoir de joueurs offensifs qui, nul doute, feront vibrer à plus d’une reprise Sánchez Pizjuán.

“Je pense que Séville est une équipe plus dangereuse depuis son arrivée”

À la Coupe du Monde 2014 puis lors de la Copa America 2015, Jorge Sampaoli a ravi le monde du football avec celui pratiqué par son Chili. Un football de passionnés, de dingues prêts à laisser leurs tripes sur le terrain. Mais aussi un football qui gagne. Le Chili n’avait jamais remporté de Copa America : en deux ans, la Roja a remporté celle à domicile et la Copa Centenario en laissant à deux reprises l’Argentine de Messi sur le carreau, la première sous l’égide de Sampaoli, la seconde avec son ombre qui planait encore au dessus d’elle.

Sampaoli fait partie des tout meilleurs même si le football sud-américain reste encore extrêmement sous-côté malgré sa récente montée en puissance. Luis Enrique, en marge de la rencontre de Supercoupe d’Espagne entre les deux équipes a ainsi déclaré : “On peut maintenant se rendre compte des nombreux changements qui ont lieu à Séville. Principalement, son entraîneur et la philosophie de jeu de Sampaoli. J’aime la façon dont il aime évoluer, c’est un football attractif pour les supporteurs. Je pense que Séville est une équipe plus dangereuse qu’avant son arrivée”. Barcelone aura remporté les deux rencontres mais les hommes de Sampaoli auront montré de belles choses face à un adversaire supérieur.

Un premier match plein de promesses

La rencontre face à l’Espanyol Barcelone a amené un vent d’enthousiasme débordant. Le quotidien Diario de Sevilla titrait ainsi, le lendemain de la victoire 6 – 4, “Spectaculaire victoire du nouveau Séville” avec un chapeau pour le moins explicite : “L’équipe de Sampaoli a vu son engagement imprudent pour le football offensif être récompensé”.

Les Sévillans ont proposé un football fidèle à l’image de Sampaoli : une équipe qui se livre totalement. Elle a concédé un grand nombre d’occasions (10 tirs pour l’Espanyol) mais s’en est créé encore plus (16). Mais les pensionnaires du Sánchez Pizjuán ont offert une variété dans leur jeu. Techniquement, les éléments offensifs sont très forts et ont montré en l’espace de 90 minutes que leur potentiel était hallucinant : rappelons que seul Vitolo était déjà à Séville la saison passée parmi les six éléments offensifs alignés par Sampaoli.

Déjà séduisante les années précédentes avec Unai Emery, Séville pourrait véritablement devenir l’équipe frisson de cette saison. Les andalous auront fort à faire cependant avec une campagne de Ligue des Champions qui se profile et devront hausser leur niveau de jeu et serrer derrière lorsque viendra le temps de rencontrer des équipes plus huppées que l’Espanyol Barcelone. Pour l’instant, Séville offre le spectacle, on ne s’en plaindra pas.

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