L’OM, plus pour la passion que la gagne

Tifo des South Winners de l'OM dans le virage sud du Vélodrome

En phase de groupe de la Ligue des Champions, l’Olympique de Marseille sera opposé à des cadors européens. Si son adversaire du chapeau 1, Arsenal, ne fait plus autant rêver qu’avant, Dortmund, finaliste l’an passé, fait figure de gros poisson. Enfin, Naples sera également un outsider à ne pas prendre à la légère. Qu’on se le dise, si l’OM arrive à être reversé en Europa League, cela ressemblerait fort à un petit miracle.

Le mur jaune de Dortmund

Le 1er Octobre prochain, les hommes d’Elie Baup auront l’occasion de se déplacer dans l’enceinte du Borussia Dortmund et de découvrir l’un des publics les plus chauds d’Europe, si ce n’est LE plus chaud. Tout simplement hallucinant, le “Mur jaune” – plus de 25 000 places debout – fait rêver tout amateur de football. On se rappelle notamment de ce fameux tifo déployé face à Malaga en 1/4 de finale de la Ligue des Champions. Avec une moyenne de 80 000 supporters à l’année, l’enceinte du Signal Iduna Park accueille aussi l’un des public les plus nombreux d’Europe et des plus passionnés. Il faut avouer qu’avec un abonnement à 109€ (ndlr : À titre de comparaison, le prix moyen de l’abonnement à Dortmund est peu ou prou le même que celui de l’abonnement le moins cher au RC Lens qui évolue en Ligue 2), pourquoi se priver ? En tout cas, nul doute que le “Mur jaune” saura faire trembler les adversaires des Borussen.

Public et tifo du SSC Napoli au San Paolo

Au moins de Novembre, les Olympiens se déplaceront alors deux fois consécutivement. Avec une première étape dans la botte et pas n’importe quelle destination. En effet, les Marseillais iront dans l’antre napolitaine de San Paolo. Le San Paolo, c’est un stade à la sud-américaine qui a notamment abrité l’une des légendes du ballon rond, à savoir Diego Maradonna. Malheureusement, le San Paolo c’est aussi aujourd’hui un stade vétuste avec des tribunes bien trop loin du terrain, séparées de lui par une piste d’athlétisme. Et pourtant. Le San Paolo c’est surtout LA ferveur des tifosis italiens. Le club du SSC Napoli qui a fusionné en 1922 avec l’Internazionale est l’un des seuls clubs italiens à fédérer derrière lui une ville entière qui n’attend qu’une chose, pouvoir revivre sa gloire passée. Public populaire et bouillant, les Napolitains ont renoué avec les sommets et la Ligue des Champions. La ville, qui se drape de bleu et blanc les jours de matchs, vibre au sens littéral du terme pour son équipe. Ainsi, lors du second but d’Edinson Cavani face à Manchester City en Novembre 2011, les vibrations du stade ont imité l’effet d’une petite secousse sismique. Le public des Partenopei est donc véritablement l’un des plus fervents en Europe, mais c’est, à l’instar de celui de Dortmund, l’un des plus fidèles comme en témoignent les 40’000 spectateurs présents dans le stade alors que le club n’évoluait plus que dans les bas fonds du football italien, en Serie C, après la faillite du club.

Un supporter d'Arsenal à l'Emirates Stadium demande à Wenger de dépenser sa "fucking money"

Le dernier voyage de l’OM se fera alors dans le championnat majeur du football européen, à savoir la Premier League. Avec même pas 40’000 places, le stade d’Highbury, aussi mythique soit-il, ne pouvait plus suffire à Arsenal. En 2006, le stade de l’Emirates Stadium est inauguré, un bijou du modernisme footballistique capable d’accueillir plus de 60’000 personnes. L’adaptation n’a pas été facile pour les supporters du club londonien, toutefois, le club a fait de gros efforts pour “arsenaliser” le club. Avec des tribunes très proches du terrain comme dans tout bon stade anglais qui se respecte, la ferveur qui réside à l’Emirates Stadium n’est toutefois pas aussi impressionnante que celle que l’on peut retrouver à Anfield ou Old Trafford. Si les résultats du club londonien explique en partie l’attitude du public de l’Emirates Stadium, il faut dire aussi que le prix de l’abonnement est excessif : £985 pour la saison dernière, ce qui a aussi contribué à la lutte contre le hooliganisme en Angleterre. Malgré ces quelques points négatifs la Premier League reste toutefois une place unique du football et l’ambiance dans n’importe quel stade reste ô combien supérieure à celle que l’on peut retrouver dans la majorité des enceintes de Ligue 1.

L’OM aura donc fort à faire pour rivaliser avec ses adversaires en Ligue des Champions. Tant sur le plan sportif qu’en tribunes. Si les travaux du stade marseillais ne sont pas encore terminés, l’ambiance y est déjà de retour en ce début de saison. Le Vélodrome s’est drapé de ses plus belles couleurs avec un public qui s’y retrouve en masse en témoigne l’affiche d’hier soir notamment face à Monaco avec 45’000 personnes au rendez-vous soit déjà presque autant que la plus grande affluence de la saison passée. L’OM aura donc, contrairement à ce que l’on pourrait croire, tout à prouver sur la scène européenne cette saison. À commencer par le fait que la passion qui règne à Marseille est au moins aussi forte que dans le reste de l’Europe.

Tifo des South Winners de l'OM dans le virage sud du Vélodrome

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