[Match de légende #1] Inter-Lazio 98 : Le génie Ronaldo champion d’Europe !

RONALDO - 06.05.1998 - Inter Milan / Lazio Rome - Finale de la coupe de l'UEFA Photo: Aldo Liverani / Icon Sport

Période de crise, le football manque à nos vies mais la rédaction de Papinade a donc du temps pour se plonger dans les archives et vous conter certains des matches de légende du football. Aujourd’hui, place à l’un des meilleurs attaquants de l’Histoire : Ronaldo qui, en 1998, remporte la coupe de l’UEFA au terme d’une prestation remarquable et remarquée.

Luca Marchegiani le savait, sûrement, mais que faire face à une telle combinaison de talent, de puissance, de technique et de vitesse d’exécution ? Comme les gardiens de Ligue 1 connaissaient la façon de tirer les coups francs de Juninho, ceux de Serie A étaient avertis de l’amour du dribble de Ronaldo. Et en ce 6 mai 1998, au Parc des Princes, Il Fenomeno l’a rappelé à Luca Marchegiani, triste portier de la Lazio. “Je ne peux pas résumer Ronnie en une image. Mais disons que ce but est le plus représentatif de ce qu’il était“, déclarera son entraîneur de l’époque, Luigi Simoni. Accélération, feintes de corps, un gardien sur les fesses et une frappe dans le but vide, voilà la recette d’un bijou signé Ronaldo, qui tourne encore dans toutes les compilations YouTube dédiées au Brésilien.

Un match au sommet

Ronaldo n’a que 22 ans ce soir-là et s’apprête à disputer sa deuxième Coupe du Monde. Il est pourtant déjà Ballon d’Or, soulier d’Or européen, vainqueur de la Copa America et, déjà, champion du monde. Il n’était pas seul sur le terrain ce soir-là, mais sa prestation a éclipsé tous les autres. Alessandro Nesta, Roberto Mancini et Pavel Nedved côté Lazio face à Diego Simeone, Youri Djorkaeff, Javier Zanetti ou encore Ivan Zamorano, buteur dès la cinquième minute de la rencontre. La Lazio prend le contrôle du ballon mais se heurte à la rigueur défensive de l’Inter capable, à présent, de dérouler son jeu de contres. Et avec un Ronaldo au sommet de son art, les contres peuvent être fatals.

Le numéro 10 est en forme et il le fait savoir. Sa frappe puissante de l’extérieur de la surface vient s’écraser sur la barre du pauvre Marchegiani, qui n’aura pas la même chance à l’heure de jeu lorsque Javier Zanetti envoie un boulet de canon dans la lucarne, avec l’aide de cette même barre transversale. Dix minutes plus tard, le gardien ira chercher une troisième fois le ballon au fond des filets de la meilleure défense de Serie A, après le numéro phénoménal de Ronaldo.

Le Brésilien déroule toute sa panoplie : virgule, crochet, feinte de corps, louche… Son match est un modèle du genre. Il s’attèle pourtant à faire briller ses coéquipiers comme Zamorano, lancé parfaitement en profondeur par Ronaldo mais qui frappera lui aussi le montant. Il frustre ses adversaires, à tel point que Matias Almeyda sera exclu, en fin de match, pour une vilaine balayette sur le numéro 10 en état de grâce. La cerise sur le gâteau. “De toute façon, avec un Ronaldo à ce niveau-là, la Lazio n’aurait jamais pu gagner“, avoue Sven-Goran Eriksson, entraîneur de la Lazio, après la rencontre.

La C3 après la C2

Le réalisateur ne s’y trompe pas :au coup de sifflet final, il cherche tout de suite Ronaldo, bras levés, célébrant son deuxième titre européen, un an après avoir glané la Coupe des Coupes. Le Parc des Princes n’a jamais si mal porté son nom : ce 6 mai 1998, il n’y avait qu’un prince, Ronaldo, que cette rencontre couronnera roi.

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire