Mercato : Ces joueurs sous-côtés oubliés par les grands clubs

À Naples, plusieurs joueurs sous-côtés auraient pu être courtisés par les plus grands clubs pendant le mercato. © Twitter Napoli
À Naples, plusieurs joueurs sous-côtés auraient pu être courtisés par les plus grands clubs pendant le mercato. © Twitter Napoli

Sur une idée du Guardian, la rédaction du site s’est attachée à réaliser son top des joueurs sous-côtés qui auraient pu faire l’objet d’offres de grands clubs pendant le mercato mais qui ont été inexplicablement oubliés ou délaissés par les plus grandes équipes – comprenez-là, le gratin du football européen, les six, sept clubs majeurs du vieux continent.

  • Leon Goretzka – Schalke 04

C’est le seul joueur de la liste du journal anglais que nous avons conservé dans la notre. Il faut dire que le milieu de terrain sort d’une année brillante sur le plan individuel contrairement à son équipe, Schalke, en difficulté en Bundesliga (10e seulement, son pire résultat depuis la saison 2010-2011). L’un des plus grands talents du football allemand a profité de cet été et de la Coupe des confédérations – dont il a été élu le 3e meilleur joueur derrière Draxler et Alexis Sanchez – pour se rappeler au bon souvenir des amoureux du football qui l’avaient peut-être perdu de vue après ses saisons compliquées, marquées par les blessures.

Brillant techniquement, Goretzka illumine le jeu lorsqu’il a un ballon dans les pieds et fait jouer ses partenaires. Le genre de profil qui pourtant pourrait faire beaucoup de bien à certaines équipes où son nom a circulé ces derniers temps : Liverpool ou le Barça notamment le surveillent avec attention sans toutefois n’avoir jamais formulé d’offre officielle. À un an de la fin de son contrat, les interrogations sont toujours de mises concernant son avenir d’autant plus que Schalke ne ferme pas la porte à un éventuel départ si celui-ci permettait au club une certaine plus-value.

  • Kamil Glik – Monaco

Le défenseur monégasque, et à moins forte raison son coéquipier en défense Jemerson, a fait partie des cadres qui ont porté l’AS Monaco au sommet la saison dernière. Le Polonais, déjà courtisé au Torino, a pris une autre dimension l’année passée en s’imposant comme l’un des tous meilleurs à son poste en Ligue 1 et en Europe. Rude sur l’homme, le défenseur central ne dépareillerait pas dans une équipe en Premier League et si Tottenham s’est montré un tant intéressé, les Spurs ne sont jamais passés à l’action, ni aucun grand club anglais. Décisif, Kamil Glik sait l’être devant ses cages mais aussi devant le but adverse puisqu’il a marqué pas moins de sept réalisations la saison dernière toutes compétitions confondues, et en est déjà à deux en quatre matchs de Ligue 1 au mois d’août.

  • Christian Eriksen – Tottenham

Il n’est peut-être pas né dans le bon pays. C’est peut-être ce qui explique que le Danois Christian Eriksen ne soit pas encore un joueur du Real Madrid, de Barcelone, ou de la Juventus. De par ses statistiques, moins lumineuses nécessairement qu’un avant-centre, le milieu de terrain de Tottenham est forcément moins mis en valeur. Pour autant, dans l’entrejeu, c’est bien lui qui rayonne et en fait l’un des hommes clés de Pochettino chez les Spurs. Polyvalent, aussi à l’aise dans le jeu long que le jeu court et très précis sur coup de pied arrêté, Eriksen, seulement 25 ans, pourrait assurément remplacer avec brio un Andrès Iniesta ou Luka Modric. En début d’été, il a d’ailleurs confié à un journal danois que “tu ne peux pas dire non au Barça”… mais ses appels du pied vers le club catalan ont été vains… Ah, s’il avait été Espagnol, Argentin ou Brésilien, c’eut peut-être été différent !

  • José Luis Gaya – Valence

Son nom est sur les tablettes des grands clubs européens depuis des années mais José Luis Gaya n’a toujours pas quitté Valence, son club formateur. À seulement 22 ans, le latéral gauche espagnol y a déjà disputé plus de 100 matchs professionnel et semble plus que jamais prêt à quitter le nid pour s’affirmer au plus haut niveau. Les performances de son club ne sont peut-être pas étrangères à la baisse de sa côte, pour autant il reste bien l’un des latéraux les plus prometteurs du championnat espagnol et d’Europe. Ses prédécesseurs à son poste, des certains Juan Bernat et Jordi Alba, n’ont respectivement attendu que trois et quatre saisons avant de quitter Valence et rejoindre le Bayern Munich et Barcelone. Gaya, lui, s’apprête à disputer sa cinquième sous le maillot Ché.

  • L’effectif de Naples

Il était trop difficile de réussir à dégager un seul joueur de l’effectif napolitain qui mériterait les honneurs plus qu’un autre. D’aucun lecteur avisé se targuera de dire que “oui, mais Naples ça ne compte pas, c’est un grand club”. Comme Tottenham ou Monaco (voir plus haut). C’est vrai, mais l’on reste encore loin des standards de ces clubs européens habitués à se disputer le titre en Ligue des Champions tous les ans. Le Napoli a montré en ce début de saison qu’avec Maurizio Sarri à sa tête, ce ne serait pas un adversaire à prendre à la légère. Mais surtout le club italien compte au moins autant de joueurs sous-côtés qu’on a de doigts sur une main.

Kalidou Koulibaly en défense d’abord. Le franco-sénégalais, oublié par Didier Deschamps, est un véritable roc en charnière centrale. À seulement 26 ans, sa progression ces dernières années a été fulgurante et il s’impose aujourd’hui comme l’un des meilleurs dans le Calcio. Il sera assurément un joueur à alimenter la chronique lors des prochaines périodes de mercato.

Au milieu, Amadou Diawara est peut-être encore trop jeune et sa seule saison à Naples n’a pas encore suffi à faire baver d’envie les grands clubs européens. Pourtant, le guinéen est un véritable crack appelé à se hisser au plus haut niveau dans les années à venir. Son partenaire dans l’entrejeu, Jorginho, n’a pas encore non plus les faveurs des meilleures équipes, du fait de son profil qui ne fait pas de lui un joueur que l’on met en avant mais l’italo-brésilien a également un trop grand potentiel pour ne pas éclater.

Devant, les cas de Lorenzo Insigne et Marek Hamšik sont un peu particuliers, les deux étant très attachés au Napoli et il semble impensable de les voir quitter aujourd’hui les Azzurri. Pourtant, qu’il serait doux de voir ces deux-là au Real, au Barça ou au Bayern. De vrais joueurs de ballon qu’on ne se lasse pas de voir jouer. Dries Mertens, qui a prolongé cet été, est lui aussi toujours à Naples après sa saison flamboyante. Courtisé par des clubs anglais, il n’a pourtant pas quitté la botte italienne et le Belge, à 30 ans, n’a jamais semblé aussi fort.

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