Milan AC : Le retour d’Ancelotti pour redorer le blason ?

Récemment viré du Bayern Munich, Carlo Ancelotti semble être le coach idéal pour le Milan AC © ESPN
Récemment viré du Bayern Munich, Carlo Ancelotti semble être le coach idéal pour le Milan AC © ESPN

Récemment évincé du Bayern Munich, Carlo Ancelotti se retrouve désormais libre de tout contrat. L’entraîneur italien n’a pas encore clarifié sa position sur ce qu’il allait faire lors des mois à venir mais du côté de la Serie A il est déjà réclamé. Arrivé en 2016, Vincenzo Montella ne fait plus vraiment l’unanimité du côté de Milan, même s’il a récemment été conforté par sa direction à son poste.

Avec les Rossoneri, Carlo Ancelotti a absolument tout gagné entre 2001 et 2009. Un scudetto, une Coppa, deux Ligues des Champions et un mondial des clubs sans oublier deux supercoupes d’Europe et une supercoupe d’Italie. Avant de voyager en Angleterre (Chelsea), en France (PSG), en Espagne (Real Madrid) puis en Allemagne (Bayern Munich) et encore tout gagner. Dans chaque pays où il est passé, Carlo Ancelotti a au moins remporté à chaque fois un trophée majeur. Après huit années loin de l’Italie, le Mister ne s’est pas encore exprimé sur son avenir, mais pour la belle histoire, un retour au Milan semble presque déjà écrit.

Le Milan AC, encore trop inconstant

La période estivale a été particulièrement mouvementée pour les Rossoneri qui ont décidé de mettre la main au portefeuille. Plus de 180 millions d’€ dépensés et tout juste 20 millions de ventes. Tout ça pour refonder un effectif capable de se frotter au plus haut niveau. Chaque ligne a été complètement chamboulée à l’exception du poste de gardien où Gianluigi Donnarumma a finalement prolongé en juillet. La défense a été entièrement retouchée avec les arrivées – de gauche à droite – de Ricardo Rodriguez (Wolfsburg), Leonardo Bonucci (Juventus), Mateo Musacchio (Villarreal) et Andrea Conti (Atalanta) pour un total de 110 millions d’€. Dans l’entrejeu, Hakan Çalhanoğlu (Bayer Leverkusen) et Lucas Biglia (Lazio Rome) ont débarqué et Franck Kessié (Atalanta) a été prêté. Enfin, la ligne offensive a également beaucoup changé avec Nikola Kalinić (Fiorentina) et André Silva (Porto). Les jeunes Calabria, Locatelli et surtout Cutrone, déjà au club, ont aussi eu leur chance dans le turnover instauré par Vincenzo Montella entre le championnat et la Ligue Europa.

Forcément, un effectif qui a autant été modifié pendant l’été doit apprendre à se connaître et trouver des repères. Contre les petites équipes, pour l’instant, le Milan AC fait un sans-faute. Seulement, dès que l’opposition s’élève, les Rossoneri craquent. En treize matchs officiels cette saison, ils n’ont jamais fait le moindre match nul et disposent pour l’instant d’un bilan largement positif : dix victoires pour trois défaites. Seulement, ces succès sont principalement en Europa League : six au total, dont quatre lors du tour préliminaire et le barrage face au CS U Craiova (Roumanie) et à Shkendija (Macédoine). En championnat, les résultats sont beaucoup plus mitigés : des victoires contre Crotone, Cagliari, l’Udinese et la SPAL mais des revers face à la Lazio, la Sampdoria et la Roma. À chaque fois par au moins deux buts d’écart.

Ancelotti, le coach idéal ?

La longue blessure d’Andrea Conti, absent pour plusieurs mois, peut expliquer les problèmes défensifs rencontré par le Milan AC et encore. Pour le moment, Milan ne convainc pas les sceptiques et le jeu affiché par les joueurs de Vincenzo Montella n’est pas pour rassurer. Dans deux semaines, ils disputeront le derby face à l’Inter, invaincu cette saison. Un match capital pour l’ancien coach de la Fiorentina. Jusqu’à présent, la pression ne pesait pas encore sur ses épaules, mais les sommes engagées par la direction milanaise cet été ont redistribué les cartes. Aussi, le fait qu’un coach comme Carlo Ancelotti, légende au Milan AC où il a non seulement entraîné mais aussi évolué en tant que joueur, soit libre remet tout en cause.

Pour gagner des titres, il faut évidemment un effectif de qualité mais aussi un grand coach. Pour l’instant Vincenzo Montella n’a pas encore fait ses preuves, il a redressé un Milan en peine lorsqu’il est arrivé à l’été 2016 mais ne l’a pas encore réinstallé sur le devant de la scène. Le profil de Carlo Ancelotti semble donc absolument parfait et compatible avec la volonté des Rossoneri de redevenir un grand d’Europe.

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