On était au Parc OL pour Lyon – Caen

Le buteur lyonnais engrange de la confiance avant le début de la saison.

En lever de rideau de la deuxième journée de Ligue 1, le leader lyonnais faisait son retour dans son stade. Un Parc OL que les gones avaient laissé un soir de mai sur un 6-1 infligé à Monaco, et une qualification directe pour la Champions League en poche. Hier soir, pour la rentrée de l’OL, l’ambiance était tout autre. Papinade y était et vous raconte la soirée. 

Comme après une soirée bien arrosée, les lendemains sont souvent difficiles. Ce fut le cas hier soir au Parc OL. Non pas que la prestation des joueurs ait été poussive, mais bel et bien parce que le Parc OL a connu l’une de ses plus faibles affluence depuis son lancement. Commencer par ce point est important parce que ce stade mérite d’être plein. Et hier soir, ce n’était pas le cas, loin de là. La faute à une campagne de prix trop élevée qui rend le déplacement hypothétique pour des familles, surtout en plein mois d’août. Le stade se divise en 3 anneaux, et le plus grand nombre se trouvait tout en haut, là ou les places étaient à une vingtaine d’euros. L’anneau central, celui qui offre la meilleure visibilité étant partiellement rempli, la vue de la caméra ne devait pas être sensationnelle. Il faut dire que mettre les places à 75-90 € pour un match de rentrée pendant les vacances, c’est excessif. Une fois passée cette légère mise au point, le match de l’OL a été globalement maîtrisé face à une équipe de Caen, qui a eu du mal à faire quelque chose avec le ballon.

Lacazette encore et toujours

Le match n’a pas débuté que déjà les premières interrogations tombent. Qui est ce Maciej Rybus et que vaut-il ? L’international polonais ne devra pas louper sa première sortie au Parc OL s’il veut s’affirmer comme titulaire en puissance. Pour le reste de la composition c’est du classique. Le match commence, mais ne parvient pas à s’emballer. Darder est imprécis, Tolisso garde trop la balle, tandis que le côté gauche Cornet – Rybus peine à combiner ensemble. Caen attend le ballon et ne souhaite pour l’instant, pas s’exposer. Le jeu des lyonnais passe beaucoup par les ailes, ce qui donne de nombreux centres, qui ne trouvent jamais preneur. La frustration commence à gagner les lyonnais qui déjouent. Fékir puis Cornet frappent au lieu de servir Darder mieux placé. L’international français a eu du mal tout au long de la partie a vraiment se mettre dans le rythme. Il a souvent paru emprunté.

Il faudra donc que le sauveur maison vienne rassurer tout le monde. Sur un corner de Fekir, Tolisso arme un tir, sur la main de Santini, penalty ! Lacazette ne tremble pas, Lyon mène 1-0 et va pouvoir enfin se relâcher. C’est notamment le cas de Rybus. Le latéral gauche se libère et prend son couloir. Un apport offensif intéressant, notamment sur les centres, malgré le fait que Lyon soit défaillant dans le jeu de tête. L’arbitre siffle la mi-temps, Lyon mène 1-0, mais les supporters ne sont pas sereins pour autant. Et cela va se vérifier au retour des vestiaires. Caen pose le pied sur le ballon et le pressing lyonnais est inefficace. C’est d’ailleurs les normands qui vont trouver la barre transversale suite à une erreur de Rybus. Un pique qui va faire du bien à l’OL pour repartir de l’avant. Enfin, c’est ce que l’on croit. Le jeu est bridé, les passes sont souvent interceptées, le stade commence à gronder.

“Je préfère voir un nouveau jeune, que Grenier”

Sur la seconde période, seul Darder aura réussi à inquiéter Vercoutre. Ce dernier n’a d’ailleurs pas hésité durant toute la partie à passer ses nerfs sur Lacazette. Beaucoup de discussions entre les deux joueurs, et pas toujours bon enfant. Vient alors le temps des changements, ou le public espère un vent frais sur la pelouse tant le jeu pratiqué est d’un ennui total. Malbranque rentre côté visiteurs et il reçoit une belle ovation du stade. Côté lyonnais, ce sont une nouvelle fois les trois mêmes changement. Ferri pour Darder, puis Valbuena pour Fekir et enfin Grenier pour Cornet. Tolisso a fini le match sur les rotules, mais à aucun moment le staff lyonnais n’a pensé à le changer. La lecture du match de Genesio est assez étrange. Ce coach montre des limites à chaque match, et la Ligue des Champions risque d’être un révélateur brutal de son incompétence.

Toujours est-il que Grenier et rentré pour les 10 dernières minutes en tant qu’ailier gauche. Le voir errer de la sorte sur un terrain est une douleur sans nom pour un amoureux de football. Le garçon ne joue que 10 minutes par match à un poste qui ne correspond en rien à ses qualités. Dans les tribunes, Grenier est passé devant Valbuena dans la hiérarchie des têtes de turc. “Grenier c’est pas possible, il apporte rien”, lance un supporter. “Je préfère mettre un jeune inexpérimenté comme Aouar, plutôt que Grenier, il est nul”, sur-enchérit un autre. Un tel désamour pour un joueur si élégant fait mal au cœur. Le deuxième penalty est anecdotique, à vitesse réelle, tout le monde dans le stade pense qu’il y a accrochage. Lacazette marque et porte son total à 5 réalisations en deux matchs. La nuit tombe sur le Parc OL, leader du championnat.

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