Oui, l’Europa League fait rêver !

Des rencontres dignes d’un soir de Ligue des champions, des scénarios de folie et une surprise, les fans de football ont été gâtés jeudi soir. Souvent critiquée à tort, l’Europa League vient de nous offrir deux soirs de grand spectacle avec ces huitièmes de finale.

Une première affiche de gala voyait s’opposer le second du championnat d’Allemagne, le Borussia Dortmund, à celui de la Premier League, à savoir Tottenham. Les premiers cités recevaient au match aller les Anglais dans leur antre du Signal Iduna Park. Et dans ce stade, les hommes de Thomas Tuchel ont donné une véritable leçon de football aux Spurs. Le Gabonais Aubameyang a d’abord ouvert le score avant que Reus ne mette deux fois le ballon au fond des filets d’ Hugo Lloris. Avec ce 3-0, les joueurs de Dortmund avaient déjà un pied en quarts de finale avant de se déplacer une semaine plus tard en Angleterre pour le match retour. Match qui n’a fait que prolonger la domination des Jaunes et Noirs, vainqueurs 2-1 grâce à un doublé d’Aubameyang. L’ancien Stéphanois, auteur d’une superbe frappe de l’extérieur du pied inarrêtable pour le portier français, devient ainsi le meilleur buteur de la compétition cette saison avec 10 réalisations. A la suite de cette double confrontation, le Borussia est plus que jamais le grand favori de cette compétition. Une compétition qu’ils n’ont jamais gagné, mais dont ils ont été à deux reprises les finalistes malheureux : en 1993 (défaite contre la Juventus Turin) et en 2002 (défaite contre le Feyenoord Rotterdam).

[VIDEO] Europa League : La superbe frappe d'AubameyangPierre-Emerick Aubameyang s'est de nouveau illustré en Ligue…

Posté par beIN SPORTS France sur jeudi 17 mars 2016

Ces huitièmes nous offraient une seconde affiche de gala, avec un Liverpool-Manchester United qui n’est ni plus ni moins que le match le plus regardé au monde. Ces deux équipes, les plus titrées d’Angleterre, s’affrontaient pour la première fois dans le cadre d’une compétition européenne. Dans son antre d’Anfield, au match aller, Liverpool a littéralement marché sur United. Des Red Devils qui auraient subi une plus large défaite sans un David De Gea des grands soirs. Jeudi, à Old Trafford, le « théâtre des rêves », les joueurs de Louis Van Gaal ont vite cru rattraper leur retard. Victime d’une faute de Clyne, le Français Anthony Martial s’est fait justice en transformant le penalty. Mais cet espoir a été de courte durée : juste avant la pause, le Brésilien Coutinho a débordé Varela pour venir battre De Gea d’une subtile balle piquée. Dès lors, Manchester United devait marquer trois fois en seconde mi-temps pour se qualifier. Mission quasi impossible donc. Au final le score ne changera pas et avec ce nul 1-1, les Scousers éliminent leur éternel rival et restent ainsi en course pour gagner une quatrième fois l’Europa League (ex-Coupe de l’UEFA), après leurs succès en 1973, 1976 et 2001.

󾓶 Avec une aisance déconcertante, le Brésilien a effacé la défense mancunienne avant d'ajuster De Gea d'un petit piqué. Magnifique !> http://ow.ly/ZDHyJ

Posté par beIN SPORTS France sur jeudi 17 mars 2016

Le double tenant du titre sévillan était lui opposé aux Suisses du FC Bâle. Lors du match aller, qui s’était soldé par un score nul et vierge, les protégés d’Urs Fischer avaient réussi à tenir en échec le FC Séville au Saint Jakob-Park, où se jouera la finale de l’Europa League dans quelques mois. Séville a dû faire appel à ses Français pour remporter 3-0 le retour, avec des buts signés Adil Rami (35′) et un doublé express de Kévin Gameiro juste avant la mi-temps (44′, 45′). Un troisième quart de finale d’affilée : une performance inédite réalisée par les Espagnols, qui pourraient être le premier club à soulever trois fois de suite le précieux trophée.

Ces huitièmes de finale nous offraient aussi une affiche 100% espagnole, avec l’opposition entre l’Athletic Bilbao et le FC Valence. Bilbao, tombeurs de l’Olympique de Marseille lors du tour précédant, avait l’honneur de recevoir pour le match aller, ce qui a permis aux Basques de prendre un léger avantage en s’imposant 1-0. Lors du retour, les Valenciens de Gary Neville, à la peine en championnat, ont longtemps cru tenir l’exploit. Ils étaient retournés au vestiaire en menant 2-0 (buts de Mina et Santos) et étaient ainsi virtuellement qualifiés pour le tour suivant. Cependant, l’inévitable Aduriz, déjà auteur de sept buts dans la compétition, ne l’entendait pas de cette oreille. Sa réduction du score à la 75ème, synonyme de qualification, a délivré tout un peuple. Bilbao retrouve de ce fait les quarts de finale pour la première fois depuis l’épopée de 2012, soldée par une défaite en finale face à l’Atlético Madrid (0-3).

L’autre club espagnol de la compétition, Villarreal, était opposé aux Allemands du Bayer Leverkusen. Villarreal a facilement disposé du Bayer à l’aller grâce à un doublé de Cédric Bakambu, bien connu en France pour avoir porté le maillot de Sochaux de 2010 à 2014. De ce fait, Villarreal, après ce succès 2-0 à domicile et un nul 0-0 à l’extérieur au retour, grâce à une défense solide, est le troisième club espagnol qualifié pour les quarts de finale.

La surprise de la compétition est venue du Sparta Prague, vainqueur de la Lazio de Rome. Sans doute, une nouvelle fois, les clubs de l’Est n’ont pas été pris au sérieux… L’aller, qui s’est soldé sur un score de parité 1-1 en République tchèque, a surtout été marqué par des chants racistes de la part des « supporters » de la Lazio, déjà très coutumiers du fait. La victime n’est autre que le défenseur zimbabwéen du Sparta Prague, Costa Nhamoinesu. A Rome, les joueurs de Prague ont donné sur le terrain la meilleure des réponses à ces « supporters ». Dès la 12ème, les Tchèques menaient 2-0 grâce à Dockal et Krejci, avant d’aggraver la marque à quelques secondes du retour aux vestiaires par l’intermédiaire de Julis. Avec cette défaite 3-0 de la Lazio, l’Italie voit son dernier représentant en coupes européennes éliminé. Quant à lui, le Sparta retrouve pour la première fois les quarts de finale de la compétition depuis 1984, et peut ainsi espérer une qualification inédite pour le dernier carré.

Quel scénario ! Voilà les deux mots qui pourraient résumer cette double confrontation entre le Fenerbahçe et le Sporting Braga. Les Stambouliotes de Vitor Pereira, au terme du match aller sur leurs terres turques, avaient pris une très légère option pour la qualification en s’imposant par la plus petite des marges, 1-0. Mais rien ne va se passer comme prévu pour le Fener lors du match retour au Portugal. L’Egyptien Hassan va dans un premier temps faire chavirer tout un stade en remettant les compteurs à zéro. Tout juste avant la pause, l’égalisation de Potuk redonne l’avantage aux Turcs pour la qualification. La mission se complique en revanche pour Braga, qui doit mettre deux buts sans en prendre pour se qualifier. Mais Fenerbahçe va vivre une seconde période cauchemardesque. En effet, Mehmet Topal, buteur à l’aller, est expulsé à la 66ème, alors que les siens sont virtuellement qualifiés. La descente aux enfers commence. Trois minutes plus tard, Josué marque sur penalty et Braga a alors vingt minutes pour marquer un troisième but synonyme de qualification. Un but qui viendra dès la 75ème, les Portugais s’offriront même le luxe d’en inscrire un quatrième à sept minutes de la fin. Quant aux Turcs, ils ont littéralement pété les plombs en finissant la rencontre à huit, suite aux expulsions de Potuk et Volkan Sen. L’enfer du côté stambouliote, et le paradis du côté du Sporting Braga, qui retrouve les quarts de finale pour la première fois depuis la saison 2010-2011 et une finale perdue face à Porto (0-1).

La dernière affiche de ces huitièmes d’Europa League était une opposition entre le Chakhtior Donetsk et le RSC Anderlecht. Le match aller s’est déroulé à l’Arena Lviv, le stade qui accueille les joueurs du Chakhtior depuis le début du conflit ukrainien : leur stade originel, la Donbass Arena, partiellement détruit par les bombes, ne réunit plus les conditions de sécurité nécessaires. A Lviv, les Belges ont subi la loi des Ukrainiens et perdu 3-1. La réduction de l’écart laissait quand même les Belges entretenir un infime espoir de qualification une semaine plus tard à domicile. Cependant, même à domicile, les Belges ne sont pas parvenus à inquiéter Donetsk, et ont même encaissé un but d’Eduardo en toute fin de match. Une fois de plus, les Ukrainiens réalisent un très joli parcours européen et se qualifient pour les quarts. Les Belges, eux, ne pourront gagner une deuxième fois la compétition après la victoire de 1983 contre le Benfica Lisbonne.

Et que dire des tirages des quarts de finale, qui nous réservent une nouvelle fois de superbes affiches. Avec surtout ce qu’on peut déjà appeler le « Kloppico » entre le Borussia Dortmund et Liverpool, l’ancien et le nouveau club du technicien allemand Klopp. L’entraîneur de Dortmund Thomas Tuchel parle lui de « tirage de rêve ». Cette opposition promet de magnifiques ambiances et du spectacle : il n’y aura pas de temps de répit entre ces deux équipes portées vers l’avant et imprégnées de la philosophie de jeu de Jürgen Klopp. Autre affiche qui va faire des étincelles, l’opposition entre Séville, double tenant du titre et l’Athletic Bilbao. Le surprenant Sparta Prague sera opposé au « sous-marin jaune » de Villarreal. Enfin, Braga est confronté au Chakhtior Donetsk pour une place en demi-finale.

1 Comment

  1. ouais mais vous dite pas que le premier but marqué par braga est un offsite , l’arbitre qui offre un pénalty alors que mehmet topal a juste voulu se protéger de la balle merci quoi !!!!!

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