Portugal – France (0-1) : les notes des Bleus

Après l’étonnante déroute des Bleus mercredi contre la Finlande, la France avait à cœur de se racheter. Elle l’a fait, et avec la manière ! En sortant le grand jeu au Portugal, les Français se sont assurés une place dans le dernier carré de la Ligue des Nations. Et ils ont pris une petite vengeance après la finale de l’Euro 2016…

Les notes :

Hugo Lloris (7) : Cristiano Ronaldo l’a échauffé en tout début de rencontre (6′). Puis ce fut au tour de Bernardo Silva (49′), avant que le portier des Spurs ne délivre une belle parade pour repousser la tentative de Joao Moutinho (75′). Son poteau l’a suppléé face à José Fonte (60′). Peu d’arrêts à faire, mais une prestation très réussie avec une clean sheet à la clé.

Benjamin Pavard (5,5) : assez discret offensivement, le latéral droit a livré une prestation défensive, sobre et correcte. Comme souvent, bon mais sans grande folie.

Raphaël Varane (7) : il a rappelé pourquoi il est toujours indispensable aux Bleus. Un état d’esprit irréprochable, une présence pour coordonner ses coéquipiers et à la relance… Patron de la défense, Varane a dompté Ronaldo et consorts en livrant une belle copie.

Presnel Kimpembe (7) : son association avec Varane est devenue la charnière titulaire de l’équipe de France. Et quand on voit comment le joueur du PSG a éteint Cristiano Ronaldo, il semble loin au-dessus de ses concurrents. Seule ombre au tableau, un oubli coupable qui aurait pu profiter à l’attaquant de la Juventus (44′).

Lucas Hernandez (7) : après une première saison difficile au Bayern, Hernandez profite de l’absence d’Alphonso Davies pour se refaire la cerise. Cela se ressent dans ses prestations, tant en club qu’en sélection. Face à Bernardo Silva, l’arrière gauche n’a ainsi fait aucune concession. Son centre millimétré pour Martial aurait mérité un meilleur sort (42′). A un poste où il subit la concurrence de Lucas Digne ou Ferland Mendy, il a quand même marqué quelques points.

N’Golo Kanté (8) : lui aussi est essentiel à l’équipe de France, pour plusieurs raisons. D’abord pour son volume de jeu sans égal, qui lui a permis d’éteindre William Carvalho et Danilo Pereira dans le milieu portugais. Ensuite pour sa capacité à combler les trous laissés par ses coéquipiers, avec abnégation et solidarité. Enfin, pour ses efforts pour aller de l’avant, avec un but plein d’opportunisme venu récompenser sa générosité (53′). This is N’Golo Kanté’s world, and we’re just living on it.

Paul Pogba (6) : aux côtés de Kanté, lorsqu’on ne lui demande pas d’être au four et au moulin, il n’est plus le même joueur. Il peut ainsi se consacrer à l’animation offensive, et sa qualité de passe vers l’avant l’aide à faire la différence. Sans se perdre dans des fioritures inutiles, il s’est malgré tout un peu éteint en fin de match.

Kingsley Coman (4,5) : pas vraiment aidé par la timidité de Pavard sur son côté droit, il n’a pas eu grand chose à se mettre sous la dent. Et ce, malgré une volonté évidente de se procurer le ballon. Par la suite, il s’est consacré de manière très propre au repli défensif, même si ce n’est pas vraiment ce qu’on lui demandait… Remplacé à la 59ème par un Marcus Thuram (4) également discret.

Antoine Griezmann (6) : comme souvent positionné en soutien de l’attaque, le joueur du Barça s’est chargé de l’animation devant. Sans commettre d’erreurs ou de déchets, mais sans grande folie non plus.

Adrien Rabiot (8) : il y a deux ans, nous vous dépeignions un joueur au fort potentiel mais victime de son ego. Depuis, Adrien Rabiot a mûri. Il y a eu une fin d’aventure difficile à Paris, avec six derniers mois passés à l’écart. Puis un renouveau à la Juventus, où le milieu est devenu un fuoriclasse. En Italie, il a appris le travail et a pu s’épanouir. Cela a donc payé, avec un retour réussi en Bleu. Avec Kanté, il a été le meilleur Français hier soir : il a montré toute son aise balle au pied pour aller de l’avant, et une grande justesse dans ses choix sur le côté gauche. Ce n’est pas un hasard si c’est sa frappe repoussée par Rui Patricio qui amène le but français. Tremblez, Moussa Sissoko et Steven Nzonzi.

Anthony Martial (5) : très volontaire et entreprenant lui aussi, il a montré un visage moins timoré que contre la Finlande. Seule la réussite a manqué cruellement. Primo, sur une tentative pas très lucide côté gauche (12′). Secundo, lorsque son coup de tête est repoussé par la barre transversale (30′). Tertio, quand sa reprise en bout de course force Rui Patricio à un arrêt réflexe digne du handball (42′). Dans un rôle inhabituel de numéro 9, jadis dévolu à Olivier Giroud (non noté) qui l’a remplacé (79′), Martial reste quand même une possibilité intéressante.

A propos de Benjamin Mondon 279 Articles
Des analyses parfois aussi improbables qu'un mélange entre Ronaldinho et Cheick Diabaté.

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