Qui pour recevoir la sentence irrévocable ?

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Nancy et Troyes ont un but commun : le maintien.

 

Si le Paris Saint Germain est quasiment assuré de remporter le titre cette année, il n’en reste pas moins une autre lutte dans le Championnat de France de Ligue 1. Elle concerne l’autre extrémité du tableau. 5 matchs. 5 combats. 5 batailles pour espérer de nouveau faire partie de l’élite la saison prochaine. Troyes, Brest, Evian, Nancy. 4 équipes.

Troyes, le dernier de la classe.

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La saison dernière, l’ESTAC s’était invitée sur le podium final du Championnat de France de Ligue 2 par surprise. Dans l’ombre de l’ogre bastiais, qui écrasait tout sur son passage, et du solide voisin rémois, les Troyens ont profité de la nette baisse de régime de Clermont pour accéder à la Ligue 1. Avril 2013 : le bilan n’est pas fameux. 5 victoires, 13 nuls et 15 défaites. Pourtant, les joueurs de l’Aube sont loin de passer pour des ridicules sur un terrain de football. Rappelez-vous de la série de victoires de l’Olympique de Marseille en début de saison, ce sont les Troyens qui l’ont stoppé. Avant ce match nous ne donnions pas cher de leur peau. Autre exemple : leur honorable prestation face au PSG plus récemment malgré la défaite. Handicapée de son meneur de jeu, Obbadi parti à Monaco, l’ESTAC a manqué de régularité défensive pour faire basculer le nombre conséquent de matchs nuls à leur avantage. Pour Nivet, le message est clair, “le maintien relèverait du miracle et ce serait un grand exploit.” D’ailleurs, Troyes a débloqué son compteur de victoires à l’extérieur en s’imposant à Rennes (1-2). Comment cette fin de saison va être gérée par Jean Marc Furlan et son équipe ? Toujours en course en Coupe de France, le Stade de France n’est pas si loin mais le maintien l’est encore…

Joueur(s) clé(s) : Nivet, Jean.
Calendrier : Nice (E), Evian (D), Ajaccio (E), Bordeaux (D), Valenciennes (E)

 

Brest, un virage chaotique.

Bruno Grougi et les brestois se dirigent vers la Ligue 2.

Cela fait trois années que l’on retrouve le Stade Brestois 29 à la lutte pour ne pas descendre en fin de saison. Sauvé de justesse l’année dernière grâce à sa star incontournable Jemâa, nous sommes en mesure de nous poser cette question : Est-ce la bataille de trop ? Les pirates sont en train de couler, perdus au milieu de l’Océan du maintien, emmenés par des dirigeants incapables de prendre les bonnes décisions depuis quelques mois et se tirant dans les pattes. Les joueurs essayent tant bien que mal de faire avancer le bateau dans ce contexte difficile mais la coque est trouée et l’eau s’y engouffre. En Janvier, son meilleur guerrier s’en est allé. Eden Ben Basat, impliqué sur les trois-quarts des buts de son équipe lors de la première partie de saison. Nous pensions que le départ de Nolan Roux au mercato hivernal leur aurait servi de leçon. Que nenni. Brest est l’équipe qui a concédé le plus de défaites en l’espace de 8 mois avec vingt défaites au compteur. Landry Chauvin remercié, Coco Martins assure l’intérim. Muets offensivement, extrêmement fragiles en défense et manquant de liant dans leur jeu, les Finistériens comptent un petit point d’avance sur Troyes et cinq sur le premier non-relégable. La réception de Rennes, autre équipe en difficulté, s’annonce décisive…

Joueur(s) clé(s) : Thébaux
Calendrier : Rennes (D), Montpellier (E), Sochaux (D), PSG (E), Nancy (D)

Evian, la coupe ou le maintien ?

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Comme les Troyens, les Savoyards sont encore en lice pour espérer soulever le trophée de la Coupe de France en mai prochain. Il ne faut cependant pas perdre de vue l’objectif prioritaire du club : le maintien en Ligue 1. À l’instar de Bastia ou d’Arles Avignon, Evian Thonon Gaillard avait réussi cet exploit de connaître deux montées successives passant de National à l’élite. Auteurs d’une première saison plus qu’honorable en première division, les joueurs à la tunique rose ont plus de mal aujourd’hui. Battus par Nancy, ils ont vu revenir leur adversaire du soir revenir à leur hauteur. Les deux équipes tiennent d’ailleurs le même bilan : 8 victoires, 10 nuls et 15 défaites. Une fois l’euphorie passée suite à leur exploit face au PSG, Evian est redescendu sur terre, mais lutter pour le maintien est aussi alléchant que de battre le PSG non ?

Joueur(s) clé(s) : Laquait, Barbosa.
Calendrier : PSG (D), Troyes (E), Nice (D), Valenciennes (D), Bordeaux (E)

Nancy, l’incroyable retour.

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Depuis le 22 septembre et sa défaite en terre rémoise (2-0), Nancy s’était installée dans la zone rouge, en position de cancre. Incapables d’afficher un visage conquérant et la hargne qui va avec, ce n’était pas une surprise de voir les Nancéiens enchaîner les défaites chaque week-end. Mais depuis quelques temps, la roue a tourné. La sévère élimination en Coupe de France à Troyes (0-3), peut même paraître anecdotique tant l’ASNL se concentre sur l’essentiel, le maintien en Ligue 1. Une perspective qui aurait pu paraître complètement folle à la veille du mercato hivernal. Cependant, dès la reprise, l’équipe a montré un autre visage, son vrai visage, celui d’une équipe qui joue au football, et qui cultive l’esprit de groupe. Des valeurs qui paraissaient oubliées tant l’équipe était passée totalement à côté de la première partie de saison et que les médias voyaient déjà en Ligue 2 à l’issue du présent championnat.
C’était sans compter sur le sursaut d’orgueil insufflé par le discret et néanmoins efficace Patrick Gabriel.
C’est le déclic salvateur, l’homme de l’ombre, le preneur de risques calculés. L’anti star, celui qui a su influencer positivement un groupe en perdition. Avec une belle victoire au Vélodrome, Nancy a accentué sa marche vers un possible sauvetage.
Et peut-être n’est-il pas trop tard. Au vu du classement et du nombre de points acquis au soir des dernières rencontres “aller”, se maintenir en Ligue 1 constituerait, dans l’histoire de l’élite footballistique, un exploit quasiment historique.

Joueur(s) clé(s) : Mongongu, Alo’o Efoulou
Calendrier : Valenciennes (E), OL (D), Bordeaux (E), Bastia (D), Brest (E).

Ces quatre équipes vont se livrer un duel acharné, à n’en pas douter. Mais nous pouvons même élargir ce champ de batailles à d’autres équipes qui ne sont pas encore sauvées mathématiquement : Sochaux, Ajaccio et Reims. La guerre peut commencer…

Steven COUZIGOU.

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