Retour au – beau – jeu pour Nice

Après un début de saison poussif, l'OGC Nice va beaucoup mieux grâce à son 4-4-2 notamment © Twitter OGC Nice
Après un début de saison poussif, l'OGC Nice va beaucoup mieux grâce à son 4-4-2 notamment © Twitter OGC Nice

Après une fin d’été un peu mouvementée par le transfert avorté de Jean-Michaël Seri à Barcelone et l’intégration des nouvelles recrues, l’OGC Nice souhaite revenir au sportif. Surclassés par Naples, bousculés par Troyes et Amiens en Ligue 1, les Aiglons ont connu un début de saison compliqué avant d’enclencher la marche avant. Dans leur style qui leur est propre.

Une défaite contre Troyes, l’élimination en Ligue des champions par le Napoli puis un nouveau large revers contre Amiens, à l’heure de recevoir Monaco pour le derby, les joueurs de Lucien Favre, resté à l’OGCN malgré les sollicitations, n’en menaient pas large. En face, les joueurs de la Principauté restaient sur un sans-faute : quatre matchs, quatre victoires, et des belles. Pourtant, ce sont bien les coéquipiers d’un Mario Balotelli retrouvé qui ont fait danser les Monégasques avec un jeu de transition rapide. Et létal.

Nice a trouvé dans le 4-4-2 les ingrédients qu’il lui fallait

Pierre Lees-Meslou ne brillait que par intermittences, le milieu de terrain semblait complètement dépassé avec un Koziello pas à son niveau habituel et des jeunes comme Tameze ou Walter à des années-lumières de Seri. A surgi alors le petit coup de magie de Lucien Favre. Un 4-4-2 à plat avec deux gros coffres sur les côtés : Lees-Meslou à gauche et Saint-Maximin à droite et deux profils très complémentaires devant avec Balotelli et Pléa. Et la machine s’est remise en route.

Les arrivées de Marlon en défense centrale, véritable révélation en deux matchs seulement, de Jallet, installé à gauche faute de latéral encore prêt, et de Saint-Maximin ont notamment fait beaucoup de bien à une équipe qui se cherchait. Contre l’ASM, Nice a tout bien fait. En défense comme en attaque. Grâce notamment à un Seri qui a vite fait le deuil de l’échec de son transfert et à Balotelli, décisif. L’Italien, auteur de quatre buts et une passe décisive en trois rencontres, marche toujours sur courant alternatif. Pourtant, même quand tout semble aller de travers, la lumière vient de lui. Contre Rennes, sa lourde frappe a transpercé Tomas Koubek, le portier tchèque. Avant lui, Subašić à deux reprises et Leali (Zulte-Waregem) s’étaient déjà inclinés.

Proposant un bloc très compact dès la perte du ballon, les Niçois se projettent à la récupération de ce dernier très vite vers l’avant. Avec la qualité de passe de Seri et Koziello, la rapidité de Saint-Maximin et Plea, la technique de Lees-Meslou et la puissance de Balotteli, le choix est grand. Et le système est rodé. Bien sûr, le Gym’ a encore du travail et reste loin de ses incroyables standards de la saison passée mais huitièmes et à quatre points seulement du podium malgré leurs grosses contre-performances, les Niçois sont déjà relancés dans la course.

Reste maintenant à Lucien Favre à poursuivre la progression entrevue ces dernières semaines tout en réussissant le pari d’intégrer les recrues dans la rotation. Wesley Sneijder a été lancé trop tôt mais le talent du Hollandais n’est plus à prouver. Les premiers pas du Sénégalais Racine Coly seront également scrutés avec attention. Excellent en Serie B avec Brescia, le latéral gauche devrait pouvoir s’imposer à gauche où la concurrence s’appelle Christophe Jallet pour l’instant. Enfin dans l’entrejeu, le retour de Nampalys Mendy, “parti de Nice sans dire au revoir” laisse également présager d’une saison pleine de promesses pour l’un des gros points forts de l’OGCN.

Après des débuts chaotiques, Nice a bien redressé la barre pour revenir à ce que les Aiglons font de mieux : jouer au football. Contre Angers ce vendredi soir, l’occasion est belle de continuer leur formidable remontée.

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