Séville, un club qui brille !

Le FC Séville vient de remporter devant le Benfica Lisbonne et aux tirs au buts la finale de l’Europa League.

Le proverbe “jamais deux sans trois” peut désormais s’appliquer à cette équipe du FC Séville qui vient de remporter son troisième trophée européen en autant de finale disputées. Après le doublé réalisé en coupe UEFA lors des saisons 2006 et 2007, le club espagnol vient d’inscrire une troisième fois son nom au palmarès même si ce trophée se nomme désormais l’Europa League.

Au terme d’un match sans but pourtant animé par de nombreuses occasions de part et d’autre, ce sont bel et bien les andalous qui se sont montrés à leur aise dans la série de pénaltys. En effet le portier Beto aura repoussé les tentatives d’Oscar Cardozo et de Rodrigo tandis que les frappeurs sévillans ne trembleront guère dans cet exercice, et c’est l’ex-parisien Kevin Gameiro qui va entériner le résultat et par la même occasion offrir le Saint Graal à tout un peuple.

Un succès mérité au vu des performances de fin de saison du club même si le parcours du champion relève quelque peu du miracle puisqu’après une phase de poule bien négociée, les sévillans se sont vus poussés plusieurs fois dans leurs derniers retranchements notamment lors du derby face au grand rival du Bétis lors des huitièmes de finale. Après s’être mis dans de beaux draps avec un défaite 2-0 à domicile lors du match aller, les rouges et blancs ont su renverser la vapeur au match retour avec un succès 2-0 qui les obligeaient déjà à passer par l’indécise séance des tirs aux buts finalement remportée quatre à trois. Ensuite les espagnols se sont défaits du FC Porto malgré une courte défaite 1-0 à l’aller en terre portugaise (victoire 4-1 au match retour). En demi-finale, Séville retrouvait un autre club espagnol dans une compétition décidément au fort accent ibérique. C’est le FC Valence qui nous refaisait le coup de “la remontada” des quarts de finale (une folle remontée après un match aller à Bâle perdu 3-0 pour finalement se qualifier en prolongations pour une victoire 5-0 au retour). En effet Séville était d’abord resté maître chez lui avec un succès 2-0 mais le match retour fut une toute autre histoire puisque Valence menait 3-0 et était donc en passe d’accéder au dernier carré avant que l’ex marseillais Stéphane M’Bia ne subtilise la qualification aux valencians au moyen du but à l’extérieur inscrit de manière peu commune à quelques secondes du coup de sifflet final.

Voilà le parcours du combattant réalisé par les sévillans et qui mena le club jusqu’à cette finale au Juventus Stadium où les lisboètes du Benfica les attendaient de pied ferme après avoir sorti brillamment la Vieille Dame, grand favori de la compétition mais qui n’aura finalement pas eu le privilège de jouer la finale dans leur antre encore imprenable. Malgré des assauts répétés, le Benfica restera muet et la malédiction de Béla Guttmann frappe toujours le géant lisboète qui signe sa huitième finale continentale consécutive perdue. L’entraîneur de la glorieuse équipe d’Eusebio, vainqueur de la Coupe des champions (ancêtre de la Ligue des champions) en 1961 et 1962 avait maudit son club, après l’avoir quitté sur un conflit financier après ce fameux doublé : « Benfica ne regagnera pas la coupe d’Europe avant 100 ans. »

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