Surfer sur la vague de l’an passé : l’ambition de Lyon

Nabil Fékir et Mariano Diaz seront les fers de lance de cette équipe de Lyon en Ligue Europa. © Twitter Olympique Lyonnais
Nabil Fékir et Mariano Diaz seront les fers de lance de cette équipe de Lyon en Ligue Europa. © Twitter Olympique Lyonnais

Les nuages se sont longtemps amoncelés au dessus de la tête de Bruno Génésio l’an passé avec les performances en demi-teinte de Lyon en championnat. Sauvé par son parcours en Europe (demi-finale de C3), le coach rhodanien est attendu au tournant cette saison par les supporters qui rêvent d’une nouvelle épopée européenne… même si ce n’est pas la Ligue des Champions.

Après une phase de poule encourageante en C1 dans un groupe compliqué, l’OL a su se remobiliser quand il a été reversé en Ligue Europa grâce à sa troisième place derrière la Juve et Séville. L’AZ Alkmaar, la Roma puis le Besiktas ont donc été consécutivement sortis par les Gones, désireux de redorer leur blason sur la scène européenne quand tout allait mal en Ligue 1. Battus par l’Ajax à cause d’un match aller catastrophique, les Lyonnais ont tout de même montré un beau visage en Europe et connaissent désormais les exigences d’une compétition dont l’ampleur grandit saison après saison. Il suffit de regarder les récents vainqueurs de la Ligue Europa pour s’en assurer : la “petite” coupe d’Europe n’est plus si petite que cela : Manchester United, Séville, Chelsea, l’Atlético Madrid et Porto ont ainsi inscrit leur nom à son palmarès. Il faut dire aussi que le billet qualificatif pour la Ligue des Champions en cas de victoire finale est un atout supplémentaire à son attractivité et les grands clubs européens qui la disputent l’ont bien compris : l’Europa League n’est plus à prendre à la légère.

Lyon, capable de jouer sur les deux tableaux

L’OL a certes perdu Lacazette, Tolisso, Darder et Gonalons, mais le club de Jean-Michel Aulas a aussi recruté de manière cohérente des talents européens et a également pour ambition de faire de la place à ses jeunes pousses qui pointent déjà le bout de leur nez. Si l’assise défensive lyonnaise reste toujours à désirer, devant, le quatuor Depay-Fekir-Diaz-Traoré commence à prendre forme avec Maxwell Cornet en remplaçant de choix et les jeunes Maolida, Dzabana et Gouiri en soutien.

Dans l’entrejeu, Darder et Tolisso sont partis pour laisser la place à l’émergence de Lucas Tousart aux côtés duquel joue pour l’instant Jordan Ferri en attendant les dernières recrues Pape Cheick Diop (Celta Vigo) et Tanguy Ndombele (Amiens). L’effectif n’est pas pléthorique comme peuvent l’être ceux du Paris-Saint-Germain ou de Monaco mais reste suffisamment doté qualitativement et quantitativement pour pouvoir jouer sur les deux tableaux.

Mais avant de rêver d’un hypothétique parcours en Ligue Europa, où il faudra en plus compter dès les seizièmes de finale sur les clubs reversés en C3 de par leur troisième place en Ligue des Champions, Lyon doit déjà s’extirper d’un groupe difficile. Son adversaire ce jeudi soir, l’Apollon Limassol, fait figure de petit poucet alors que les deux autres gros de la poule, Everton et l’Atalanta Bergame devraient se mêler à la lutte pour les deux premières places.

Lyon a les qualités pour sortir de ce groupe très relevé avec un quatuor offensif très en jambes en ce début de saison. Méfiance tout de même parce que les Anglais comme les Italiens ne lâcheront rien au demi-finaliste de la dernière édition, mais si Lyon veut retrouver les sommets européens, il faudra en passer par là.

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