Tirage au sort LDC : l’analyse des différentes poules

C’est hier soir à Monaco, aux alentours de 18h, que le tirage au sort des phases de poules de la Ligue des Champions 2014-2015 a rendu son verdict. Au programme, Barcelone pour le Paris-Saint-Germain, et un groupe compliqué de par son homogénéité pour Monaco. Tour de table des différentes poules.

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Groupe A : Atletico Madrid, Juventus, Malmö, Olympiakos

Le hasard nous aura livré une belle affiche dans ce premier groupe : l’Atletico Madrid face à la Juventus de Turin. Si les champions italien et espagnol partent logiquement favoris dans cette poule, il ne faudra pas négliger l’Olympiakos, vainqueur du championnat grec, qui avait réalisé un beau parcours l’année dernière, passant notamment à peu de choses de l’élimination de Manchester United. Le champion suédois de Malmö aura également son mot à dire, avec comme objectif la qualification en Europa Ligue pour les tombeurs de la belle équipe du Red Bull Salzbourg en barrages. Il faudrait toutefois un scénario exceptionnel pour empêcher les Colchoneros et la Vieille Dame d’accéder aux huitièmes de finale.

Groupe B : Real Madrid, FC Bâle, Liverpool, Ludogorets

Autre groupe dont les deux premières places semblent déjà réservées, le groupe B ne devrait pas poser de difficultés au champion en titre et aux Reds de Liverpool. Bien que le FC Bâle, champion suisse, ait régulièrement fait bonne impression en coupe d’Europe, aller chercher une qualification en huitièmes de finale relève de l’exploit. L’objectif de la troisième place semble alors plus réaliste pour les Suisses, qui feront face à l’un des petits poucets de la compétition, les Bulgares du Ludogorets, dont le chemin de la qualification a été fortement médiatisé, suite à cette désormais fameuse séance de tirs au but. Reste un Liverpool – Real Madrid à Anfield qui s’annonce déjà savoureux.

Groupe C : Benfica, Zenith St Petersbourg, Bayer Leverkusen, Monaco

Le chapeau 4 invitait à l’inquiétude concernant notre club français de Monaco, ce sera au final un tirage compliqué, mais toutefois moins que ce que pouvaient laisser présager les différents “groupes de la mort”. Le groupe C réunit en effet plusieurs belles équipes européennes, dont le niveau relativement proche devrait les livrer à une lutte intense pour la qualification. Si Benfica, à l’image de Monaco, semble être moins fort que l’année dernière suite à plusieurs départs, le Zenith et le Bayer Leverkusen ont eux réussi à conserver, et même à améliorer, leur effectif. Ajouté à cela l’arrivée de nouveaux entraîneurs, au projet ambitieux, notamment pour le Zenith d’André-Villas-Boas, et vous obtiendrez un groupe aux adversaires redoutables, bien que ne faisant pas partie des plus grosses écuries d’Europe. Monaco a tout intérêt à se renforcer d’ici la fin du mercato, notamment en défense, s’ils veulent entrevoir les huitièmes de finale dans ce groupe, et ce sans s’en remettre à la magie d’un “projet Jardim”, qui devra porter ses fruits très vite, d’ici le 16 septembre.

Groupe D : Galatasaray, Arsenal, Dortmund, Anderlecht

Et si c’était lui le groupe de la mort ? Si l’on considère le mélange entre valeur pure des effectifs et homogénéité du groupe comme critères pour obtenir ce titre, le groupe D est bien l’un des groupes de la mort, avec le groupe E. L’incroyable densité du groupe de notre club monégasque invite également à le considérer comme un groupe “mortel”, mais l’absence d’une grosse écurie le pénalise. Au delà de ses débats de classification, Galatasaray, Arsenal et Dortmund partent au-dessus de Anderlecht dans la quête de la qualification, le champion belge n’ayant pas le même effectif que ces prestigieuses équipes européennes. Les Turcs, considérés comme outsiders, pourront compter sur leurs acquis de l’année dernière, eux qui avait éliminé la Juventus et fait vaciller Chelsea, à savoir un effectif talentueux et un public de feu, bien que Cesar Prandelli est succédé à Roberto Mancini à la  tête de l’équipe. Le Borussia Dortmund, s’il échappe cette saison aux problèmes de blessure, devrait pouvoir s’extirper de ce groupe. En revanche, Arsenal doit impérativement se rassurer sur son jeu, et trouver un réel remplaçant à Olivier Giroud s’ils veulent pouvoir faire face à Dortmund et au Galatasaray dans les meilleures conditions possibles, et éviter une mauvaise surprise.

Groupe E : AS Rome, Manchester City, Bayern Munich, CSKA Moscou

L’AS Rome aurait sans doute rêvé d’un meilleur groupe pour son grand retour en Ligue des Champions, 5 ans après. Les hommes de Rudi Garcia, auteurs d’une excellente saison de Serie A, auront fort à faire face au Bayern Munich et à Manchester City, respectivement champions d’Allemagne et d’Angleterre. Bien que souvent à la peine en coupe d’Europe, la faute à un tirage souvent difficile, les Citizens ont cette saison conservé une certaine continuité par rapport à la saison dernière, et semblent cette fois prêts pour aller loin. Ce long parcours passera forcément par une première place, qu’ils devront obtenir vis-à-vis de l’ogre munichois, qui malgré la déconvenue de la saison précédente subite face au Real Madrid, n’en reste pas moins un des “gros” d’Europe. La méthode Guardiola devra toutefois se montrer efficace, elle qui nous a pour le moment davantage confrontés à des choix tactiques étonnants qu’à des démonstrations de football. La Roma a les moyens de briller, tâche à elle de le faire, malgré le défi immense qui les attend. En revanche pour le CSKA Moscou, sortir de ce groupe relève du miracle.

Groupe F : Barcelone, Paris-Saint-Germain, Ajax, Apoel Nicosie

Nombreux étaient ceux qui réclamaient une grosse équipe dans la poule du champion de France, pour pouvoir se “tester” avant la phase à élimination directe. C’est chose faite avec la présence du FC Barcelone, tombeurs du PSG il y a deux ans en quarts de finale, ou en 1997 lors de la finale de la Coupe des vainqueurs de coupe. Les FC Barcelone – Paris Saint Germain sont-ils en train de devenir un classique de la coupe d’Europe ? Une chose est sûre, la bande à Zlatan aura à coeur de battre la bande à Messi, Neymar et Suarez. Rien que ça. Bien que l’Uruguayen à la dentition la plus célèbre du monde ne sera pas présent lors des matchs face au PSG, les Blaugranas resteront un défi majeur pour les Parisiens, eux qui veulent s’inviter définitivement dans le gratin européen. L’Ajax Amsterdam, possédant toujours une belle génération et pratiquant un beau football sera un adversaire à ne pas négliger, bien qu’inférieur aux deux mastodontes, tout comme les déplacements à Chypre, qui ont souvent coûté cher à nos Français.

Groupe G : Chelsea, Sporting Portugal, Schalke 04, Maribor

Les Blues de Chelsea ont été gâtés par le tirage. Bien que le Sporting Portugal et Schalke 04 soient de bonnes équipes européennes, elles sont tout de même loin du niveau d’un prétendant à la victoire finale. Renforcé durant le mercato, l’effectif de Mourinho n’a rien à envier à celui du Real Madrid. Membres du très select “carré final” de l’année dernière, sortir de ce groupe devrait être une formalité pour Chelsea, mais n’oublions pas les accrocs de l’année dernière, lorsque les Londoniens avaient été mis en difficulté, notamment par le FC Bâle. Le NK Maribor aura au contraire beaucoup de mal à exister dans cette poule, qui devrait offrir une belle lutte pour la deuxieme place entre le Sporting de William Carvalho et Schalke 04, sérieux outsiders de leurs championnats.

Groupe H : FC Porto, Athletic Bilbao, Shakhtar Donetsk, BATE Borisov

Similaire au groupe C, de par l’absence d’un grand club historique européen, le dernier groupe de cette phase de poules de la Ligue des Champions semble toutefois destiné aux deux équipes ibériques. Tous deux sortis des barrages au prix d’un match face à une belle écurie européenne (soyons patriotes !), le FC Porto et l’Athletic Bilbao sont deux équipes proches l’une de l’autre dans leur football, plutôt offensif et joueur. Les deux clubs de l’Est sont en revanche dans une situation plus compliquée. Confrontés aux problèmes politiques de leurs pays, ils semblent régresser ces derniers temps, à l’image de leur championnat. Le Shakhtar a particulièrement souffert du conflit ukraino-russe, ayant vu bon nombre de ses joueurs fuir le club. Si l’on ajoute à cela le niveau plutôt faible du BATE Borisov, champion de Biélorussie, les chances de voir un représentant de l’Est atteindre les huitièmes de finale sont minimes.

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