Tokyo 2020 : un coup à jouer pour les Bleuets

24 ans après sa dernière participation, l’équipe de France olympique ira cet été aux JO de Tokyo. Une qualification obtenue par les Espoirs grâce à leur place en demi-finales de l’Euro 2019. En qualité de sélectionneur des U21, c’est Sylvain Ripoll qui dirigera les Français au Japon. L’ancien technicien de Lorient pourra s’appuyer sur un vivier de jeunes talents.

Une sacrée génération disponible pour les JO

Pour aller aux Jeux Olympiques, Ripoll devra composer avec 18 joueurs. Parmi ces 18 joueurs, seuls 3 pourront être nés avant le 1er janvier 1997. Cela laisse donc au sélectionneur français un certain nombre de possibilités.

Ripoll ne devrait pas trop chambouler son équipe et renouveler sa confiance à l’ossature des Espoirs. Dans les buts, on pourrait donc retrouver le Nîmois Paul Bernardoni ou le Brestois Gautier Larsonneur. En défense, Dayot Upamecano (RB Leipzig) s’imposera très certainement comme un taulier. Au milieu, on devrait sans doute revoir la triplette Houssem Aouar – Lucas Tousart – Matteo Guendouzi… Mais pas impossible de voir le Rennais Eduardo Camavinga, révélation de la saison en Ligue 1, s’y faire une place. Devant, Jonathan Ikoné (Lille) et Jean-Philippe Mateta (Mayence) seront disponibles. Rien que ça !

Des cadres de l’équipe A en renfort ?

Plus époustouflant encore, Ripoll pourrait compter sur la pépite parisienne Kylian Mbappé. Âgé de 21 ans, l’ailier a déjà fait part de sa motivation à disputer les Jeux Olympiques. D’autant plus surprenant après une longue saison où Mbappé aura disputé la Ligue des Champions et l’Euro 2020. Le joueur semble pourtant déterminé à marquer l’histoire, à l’instar de son coéquipier du PSG Neymar, vainqueur en 2016.

Mbappé mis à part, l’équipe olympique ne devrait pas s’appuyer sur des joueurs convoqués à l’Euro 2020. Ceci, pour éviter les cumuls de fatigue à l’issue d’une très longue saison et permettre aux footballeurs d’avoir des vacances. En effet, les JO se déroulent 10 jours seulement après la finale de l’Euro.

Néanmoins, Ripoll aura aussi la possibilité de faire appel à trois “vétérans” de plus de 23 ans. L’intérêt est d’avoir des joueurs d’expérience pour encadrer l’équipe. Antoine Griezmann, Paul Pogba, Raphaël Varane ou Hugo Lloris pourraient ainsi sacrifier leurs vacances pour briller aux JO. Plus probable, Ripoll devrait s’appuyer sur des cadres expérimentés du foot français non sélectionnés pour l’Euro. Imaginons donc Adil Rami, Loïc Perrin ou encore Steven Nzonzi à Tokyo ! Sans oublier Moussa Dembélé (Lyon), présent à l’Euro Espoirs mais concerné par la limite d’âge : il est né en 1996. En conflit avec la FFF, qui gère les A mais aussi l’équipe olympique, Karim Benzema et Adrien Rabiot ne devraient en revanche pas être de la partie.

Des concurrents sérieux en face

Avec cet éventail de possibilités, la France fait office de favori pour le titre aux JO. Une épreuve qu’elle n’a remporté qu’à une seule reprise. C’était en 1984, quelques semaines après la victoire d’Alain Giresse et consorts à l’Euro. Le sélectionneur olympique de l’époque, Henri Michel, n’avait repris aucun des champions d’Europe.

Des adversaires coriaces se dresseront sur la route des Bleuets. Le plus costaud d’entre eux sera sans doute l’Espagne, championne d’Europe en titre qui avait battu les Français en demi-finales (4-1). La Rojita pourra compter sur un vivier qui n’a rien à envier à celui des Français : Dani Olmo ou Carlos Soler en sont les plus beaux talismans. Luis de la Fuente, le sélectionneur olympique espagnol, a aussi pré-convoqué quatre joueurs d’expérience. Il s’agit de Sergio Ramos, Gerard Piqué, David Silva et… Andrés Iniesta, qui évolue au Japon depuis 2018. En vertu de la limite d’âge, seuls trois de ces quatre cadres iront aux JO. Avec une telle équipe, les Espagnols ne viendront pourtant pas uniquement pour participer.

Il faudra aussi compter sur l’Allemagne, finaliste de l’Euro 2019 et du dernier tournoi olympique. Sur le Brésil, champion olympique en titre qui voudra défendre sa couronne. Mais aussi sur l’Argentine, vainqueur de l’épreuve en 2004 et 2008. Les Bleuets sont donc prévenus. Ils seront malgré tout eux aussi une équipe à prendre au sérieux.

A propos de Benjamin Mondon 276 Articles
Des analyses parfois aussi improbables qu'un mélange entre Ronaldinho et Cheick Diabaté.

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