Une nouvelle ère ?

C’est la question que l’on peut se poser du côté de St Etienne. En effet, l’ASSE est en train de réaliser sa meilleure saison depuis bien longtemps. Avec une Coupe de la Ligue remportée, les stéphanois restent également en lice en championnat pour une qualification en Ligue des Champions. Beaucoup tendraient à penser que c’est une saison « coup de chance », comme l’on fait Auxerre et Montpellier précédemment, et pourtant, pas mal d’informations peuvent donner le droit aux supporteurs verts de voir leur équipe jouer les premiers rôles encore quelques temps.

Une saison réussie :

    Au début de la saison, l’objectif de Christophe Galtier et de ses joueurs était simple : amener le peuple vert au stade de France pour remporter un trophée qui fuyait les verts depuis plus de 30 ans. Ce fut mission accomplie le 20 avril, avec la victoire des petits hommes verts en finale de Coupe de la Ligue L'ASSE vient de prendre l'avantage sur Rennes en finale de la Coupe de la Ligue grâce à Brandaoface à Rennes (1-0), qualifiant de ce fait l’équipe forézienne pour la Ligue Europa. Une saison déjà réussie certes, mais pas encore terminée. En effet, les verts peuvent encore espérer accrocher la Ligue des Champions en fin d’année, même si la tâche s’avère difficile, avec un calendrier très compliqué pour la fin de la saison (Bordeaux, Lorient, Marseille et Lille). Mais malgré tout, les supporteurs peuvent être fiers de leur équipe qui est à l’heure actuelle toujours invaincue en championnat en 2013, proposant un jeu rapide et enthousiaste. Ce n’est pas par hasard que l’ASSE est pour l’instant la deuxième meilleure attaque et défense du championnat. Une équipe qui contraste avec le St Etienne d’il y a 4 ans, luttant pour sa survie en Ligue 1. Mais c’est également à cette période que Christophe Galtier pris les rênes de l’équipe, la faisant progresser d’année en année en franchissant des caps chaque saison. De beaux motifs d’espoirs pour la suite.

Une structure saine :

    La réussite de l’ASSE n’est pas seulement due aux résultats sur le terrain. L’arrivée du coach « Galette » fut suivie par un changement radical dans la politique salariale Joshua Guilavogui et Kurt Zouma, symboles de la réussite stéphanoisedu club. Finis les joueurs aux salaires faramineux, les dirigeants décidèrent de l’instauration du « salary cap », qui plafonne les salaires à 90 000 euros maximum, accompagné d’un système de primes liés aux performances des joueurs. Un mode de fonctionnement à l’allemande, beaucoup plus juste, qui a permis à St Etienne de passer d’une situation déficitaire à une situation bénéficiaire, tout en laissant le club assez attractif. Cette politique salariale va également de paire avec le recrutement. Ayant retenu les erreurs du passé, les verts recrutent « malin », étant toujours à la recherche des bonnes affaires au meilleur prix. Ainsi, beaucoup des joueurs recrutés ces trois dernières années étaient gratuits (Marchal, Ebondo, Cohade, Clerc, Brandao… pour ne citer qu’eux), n’empêchant pas l’équipe de s’améliorer. Enfin, les stéphanois ont procédé à un retour aux sources bénéfiques, en privilégiant la formation et en gardant leur meilleurs joueurs le plus longtemps possible. Le meilleur exemple étant la récente prolongation de contrat du capitaine emblématique, Loïc Perrin, jusqu’en 2016.

Attention ! Virage serré ! :

    Cependant, l’ascension des verts pourrait connaître un sacré coup d’arrêt si l’après saison est mal négocié. En effet, de nombreux cadres sont courtisés par les plus grand clubs européens, comme Aubameyang et Ruffier, et pourraient faire leurs valises cet été. De plus, on annonce le probable retour du porte-bonheur brésilien, Brandao, au Brésil. Le mercato estival risque donc d’être fort animé du côté du Forez et il sera impératif de bien le gérer si les verts veulent rester en haut de l’affiche. C’est seulement après que l’on pourra parler véritablement ou pas d’une nouvelle ère stéphanoise.

 

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire