William Carvalho, la révélation du championnat portugais

William Carvalho.

Le championnat portugais regorge de talents. Benfica et Porto nous le prouvent chaque année en révélant des grands joueurs au monde entier : David Luiz, Falcao, Hulk, James Rodriguez… Mais les deux gros du championnat font souvent oublier le Sporting Portugal alors que bien des stars ont foulé la pelouse du stade José Alvalade : Luis Figo, Cristiano Ronaldo ou encore Nani, pour ne citer qu’eux.

Cette saison, le Sporting remet en cause la domination du duo habituel de leaders : il est actuellement deuxième du championnat (37 pts), derrière Benfica (39 pts) mais devant le FC Porto (36 pts). William Carvalho n’est sûrement pas étranger à ce début de saison tonitruant : il a disputé les 16 matchs de son équipe en championnat en qualité de titulaire et est devenu indispensable du côté de Lisbonne. Le récupérateur est méconnu de la majeure partie du public européen, alors qu’il affole déjà les recruteurs et qu’il devrait être sélectionné avec la Selecção pour la Coupe du monde au Brésil en juin.

William Carvalho.
William Carvalho.

William Carvalho est né le 7 avril 1992 à Luanda, en Angola, ancienne colonie portugaise, ce qui explique qu’il soit binational portugais et angolais. Enfant, il intègre les équipes de jeunes du Sporting où il est vite surclassé, au vu de son talent. So Foot rapporte que le jeune William, fidèle à ses couleurs, refusa un jour d’intégrer le centre de formation du Benfica pour rester à celui du Sporting.

William entre à 18 ans dans l’équipe première du Sporting, en 2010/11. Une saison au cours de laquelle il ne se contentera que de quelques minutes de jeu. A l’été 2011, le voilà prêté au CD Fatima (2ème division portugaise), puis en janvier 2012 au Cercle Bruges où il s’impose en tant que titulaire et contribue au difficile maintien du club en 1ère division. En parallèle, il se fait une place dans les sélections portugaises de jeunes. Fort de cette expérience, William Carvalho s’impose lors des matchs amicaux de l’été dernier au sein du onze-type du coach lisboète, Leonardo Jardim. Il réalise alors une première moitié de saison frôlant la perfection, consacrée trois fois par le titre de meilleur joueur du mois de Liga Sagres (le championnat portugais) en octobre, novembre et décembre.

Inutile de préciser que ses performances ne passent pas inaperçues auprès de son sélectionneur, Paulo Bento, qui le convoque pour les barrages pour la Coupe du monde, en novembre, face à la Suède. Laissé sur le banc à l’aller (1-0 en faveur des Portugais), William rentre en jeu au retour, à la 73ème, à la place de Raul Meireles, qui réalisait ce jour-là une bien piètre performance. La Suède menait alors 2-1, menaçant la qualification de la Selecção. Le Portugal l’emporte finalement 3-2 et le jeune récupérateur n’est pas étranger à cette performance : il se démène comme un lion pour râtisser les ballons et est impliqué sur le troisième but portugais marqué par Cristiano Ronaldo.

Ses prestations sont excellentes et cela n’a rien d’un coup de chance : infatigable râtisseur, William Carvalho n’hésite pas à se projeter vers l’avant et sa formidable vision du jeu l’aide à conserver le ballon ou à trouver un coéquipier. Il se dit déjà que le Barça et le Real se le tiraillent, et que Manchester United en fait une de ses priorités. Déclaré intransférable par son président pour le mercato d’hiver (sauf offre supérieure à 45 M€), il devrait quitter le Sporting à la fin de la saison et après la Coupe du monde à laquelle il devrait participer. Et gageons que tôt ou tard, avant ou après le Mondial, William reléguera son glorieux aîné Raul Meireles sur le banc de touche.

© AFP

A propos de Benjamin Mondon 275 Articles
Des analyses parfois aussi improbables qu'un mélange entre Ronaldinho et Cheick Diabaté.

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